Kernel Gamer S26, la semaine des pétards mouillés !

Vince Fuff livre une analyse très critique du positionnement de la Steam Machine, qu’il juge trop chère et trop peu puissante pour convaincre le grand public, malgré son potentiel pour le gaming Linux.

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SYNTHÈSE STRUCTURÉE

Le contexte : un enthousiasme initial douché par la réalité

Vince explique avoir été “comme un gosse” à l’annonce de la Steam Machine, voyant en elle “la future révolution du gaming Linux”. Il rappelle que Valve a “fait quasiment un sans-faute” avec Proton et le Steam Deck, en proposant une machine ouverte, bidouillable et abordable. Mais la Steam Machine casse cette dynamique : “je pensais pas que Valve allait s’engouffrer dans un chemin sans issu et pourtant ils y vont”.

Un prix hors sol pour le grand public

Le problème central est le prix : “entre 1050 et 1500 balles” selon les configurations. Vince compare avec une PS5 trouvable “en solde à 350 399 €” et souligne que “le grand public n’achètera jamais une machine entre 1050 et 1500 capable de faire à peine ce que fait une PS5”. Il ajoute que même avec des jeux moins chers, il faudrait “entre 35 et 50 jeux achetés pour arriver au même niveau” de dépense, ce qui est irréaliste pour un joueur moyen.

La puissance insuffisante face à la concurrence

La Steam Machine embarque une “7600 en mobile”, ce qui la place “tout juste au niveau d’une PS5, voir un peu en dessous”. Vince déplore le choix du GPU : “on n’achète pas une 7060 pour 1000 balles et encore moins pour 1500 balles. Pour moi, c’est du foutage de gueule.” Il note aussi que le port HDMI 2.0 limite la 4K à 60 Hz, ce qui bloque les écrans 120 Hz ou plus, même sur des jeux peu exigeants comme Vampire Survivors.

L’ouverture : un argument de niche

L’atout principal de la machine est son ouverture : “avec votre Steam OS de base vous allez pouvoir jouer au jeu Steam mais pas que. Epic Game Store, Gog, Ubisoft Connect.” On peut aussi installer Windows, mais “une licence ça coûte 20 balles”. Vince relativise : “il y a combien de personnes réellement autour du grand public qui a le moindre intérêt d’avoir une petite boîte pour faire du PC ?” Il estime que cela touche “une niche très spécifique”.

La compatibilité jeux : un frein majeur

Vince rappelle que “toute la compatibilité autour de Call of Duty, Battlefield, Fortnite, Valorant, elle marche pas”. Ces titres majeurs ne tournent pas sur Linux, ce qui handicape lourdement la Steam Machine face à une PS5 ou une Xbox. “Non seulement la PS5 fera mieux d’un point de vue graphisme, les jeux seront davantage compatibles mais en plus il y aura plus d’espace disque.”

Le Steam Deck comme alternative interne

Pour Vince, le Steam Deck reste une meilleure option pour beaucoup : “j’ai mon Steam Deck qui vient streamer mes jeux depuis mon PC de guerre”. Il souligne que la console portable de Valve a réussi là où la Steam Machine échoue : “une machine abordable relativement puissante pour du transportable”, avec une ergonomie correcte et un environnement non fermé.

Un positionnement stratégique discutable

Vince s’interroge sur la stratégie de Valve : “j’aurais presque préféré que Steam soit décalé de 1 ou 2 ans” pour éviter le four, ou au contraire “sortir une machine à 1500 balles avec un vrai GPU”. Il critique le choix du GPU mobile : “le GPU là 7060 c’est juste pas possible”. Il compare avec la PS5 Pro qu’il possède : “elle a 2 teras, elle a une manette. Pour avoir la même chose, chez Steam, c’est deux fois plus cher.”

L’absence d’arguments réels pour le grand public

Vince conclut que “je vois aucun argument réel palpable pour acheter réellement une Steam machine”. Il résume : “soit il s’achète un PC Master Race, soit il s’achète une PS5”. La machine est trop chère, trop peu puissante, et les économies sur les jeux ne compensent pas l’écart de prix initial.

CONCEPTS CLÉS

  • Proton : couche de compatibilité développée par Valve permettant d’exécuter des jeux Windows sur Linux. C’est le socle technique du gaming Linux moderne.
  • NVK : pilote open source pour cartes Nvidia, développé par la communauté. Vince mentionne qu’il permet désormais d’utiliser le DLSS, ce qu’il trouve “assez canon”.
  • FSR (FidelityFX Super Resolution) : technologie d’upscaling d’AMD, concurrente du DLSS de Nvidia. Elle progresse sur les Radeon RX 7000 et la Steam Machine.
  • Game Mode : interface de Steam OS optimisée pour le jeu, que Vince juge “extrêmement réussi” contrairement à Steam lui-même qu’il trouve “pas parfait, loin de là”.

CONCLUSION

Le message principal de Vince est que la Steam Machine rate sa cible : trop chère pour le grand public, trop peu puissante pour les passionnés, et trop limitée en compatibilité jeux face aux consoles établies. Il exprime une déception d’autant plus forte qu’il espérait que Valve “déglingue tout” avec cette machine. Pour lui, le Steam Deck reste la vraie réussite de Valve, tandis que la Steam Machine risque de rester un produit de niche, incapable de démocratiser le gaming Linux.

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