Ubuntu 26.04 Une version solide, mais pas sans défauts !

Ubuntu 26.04 LTS confirme son statut de distribution grand public par excellence, alliant accessibilité, stabilité et compatibilité logicielle, même si elle reste perfectible pour les usages gaming avancés et le matériel exotique.

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SYNTHÈSE STRUCTURÉE

Une LTS qui arrive à maturité

Ubuntu 26.04, sortie en avril 2026, est une version LTS (Long Term Support), ce qui signifie qu’elle sera maintenue pendant plusieurs années. L’intervenant souligne que les mises à niveau entre versions LTS ne sont proposées qu’entre août et septembre, ce qui explique pourquoi certains utilisateurs de 24.04 n’ont pas encore reçu la migration : « si vous avez toujours pas eu la migration alors que vous êtes sur Ubuntu 24.04 aujourd’hui, ben en fait c’est tout à fait normal. » Cette version est décrite comme « un très très bon cru » qui atteint « un certain niveau de maturité vraiment très intéressant ».

Une interface GNOME épurée et fonctionnelle

L’interface repose sur GNOME avec un dock en haut à gauche, une différence notable par rapport au GNOME vanilla. L’intervenant apprécie ce choix : « c’est du gnome dans l’état le plus brut, hormis le doc. » Le système de tray (zone de notification) est également intégré de base, ce qui n’est pas le cas sur Fedora où il faut ajouter des extensions. Cette simplicité est un atout pour l’accessibilité.

Un centre logiciel riche grâce aux Snap

Le centre logiciel d’Ubuntu permet d’installer des applications en quelques clics, avec une bibliothèque bien fournie grâce aux paquets Snap. L’intervenant reconnaît que les Snap ont longtemps été critiqués pour leur lenteur, mais constate une nette amélioration : « je trouve qu’en 2026, en août 2026, pour être tout à fait précis, c’est de moins en moins vrai. » Il a démontré l’installation de Vivaldi qui démarre « quasiment aussi sec ». Les Snap bénéficient d’une validation directe par les éditeurs (Mozilla pour Firefox, Vivaldi, Opera), ce qui est un gage de qualité.

Une installation logicielle proche de Windows

Ubuntu se distingue par sa capacité à installer des applications via des fichiers téléchargés directement depuis les sites officiels, à la manière de Windows. L’intervenant illustre ce point avec Steam : « quand vous voulez installer Steam et que vous allez sur le site web, bah en fait c’est un installeur Ubuntu qui est proposé. » Cette approche simplifie considérablement l’expérience pour les nouveaux venus, même si certaines applications comme Heroic Games Launcher recommandent Flatpak, qui n’est pas natif sur Ubuntu.

Secure Boot activé par défaut

C’est un avantage majeur d’Ubuntu : la compatibilité Secure Boot est gérée nativement, sans intervention de l’utilisateur. L’intervenant explique que sur la plupart des distributions, il faut désactiver Secure Boot dans le BIOS, ce qui peut être intimidant : « désactiver quelque chose qui s’appelle Secure Boot, ça fait toujours un peu bizarre et on a l’impression d’être un peu à poil. » Avec Ubuntu, « on est vraiment accompagné. On a rien à faire. » Très peu de distributions offrent cette expérience aussi fluide.

Des performances gaming honorables

Les performances d’Ubuntu en jeu sont comparables à celles de distributions réputées comme CachyOS ou Arch Linux. L’intervenant nuance toutefois : « Ubuntu va moins loin dans le gain de latence. Mais en vrai, si vous êtes pas un joueur professionnel ou si vous êtes pas un joueur de jeu de combat, je suis pas sûr que vous sentiez la différence. » Les écarts sont très légers et ne justifient pas de choisir une autre distribution pour la plupart des joueurs.

Le Snap de Steam gagne du terrain

Les données Steam Survey montrent que le Snap de Steam représente environ 3 % des utilisateurs Linux sur Steam, soit davantage que Fedora 44 (1,66 %) ou Nobara. L’intervenant souligne : « on voit que le snap de Steam commence à prendre place et devient un cas régulier des utilisateurs de Steam sur Ubuntu. » Les performances du Snap sont désormais quasi identiques au paquet DEB, avec un écart d’environ 2 % en défaveur du Snap, ce qui est marginal.

Une base Ubuntu toujours présente dans le gaming

L’analyse des distributions utilisées sur Steam révèle que les bases Ubuntu représentent environ 18,5 % des utilisateurs, derrière les bases Arch (24 %) mais devant Fedora (13 %). L’intervenant conclut : « on voit que quand même Ubuntu est toujours dans le game. Donc un utilisateur sur 5 a une base, hein. Donc c’est quand même pas négligeable. »

Des limitations pour le matériel exotique

Le principal point faible d’Ubuntu concerne la compatibilité matérielle avancée. Les manettes Xbox, les volants ou autres périphériques propriétaires nécessitent souvent l’ajout de modules kernel, ce qui est « beaucoup beaucoup moins simple que ce que proposait finalement une distribution orienté gaming comme GLFOS comme Bazzite. » L’intervenant précise que les manettes 8BitDo fonctionnent sans problème, mais que le matériel propriétaire peut poser souci : « si vous tombez sur ce matériel spécifiquement bah ça fait chier. »

Des pilotes graphiques récents mais pas toujours les derniers

Ubuntu embarque les drivers Nvidia 610 et Mesa 26, soit des versions récentes mais pas les toutes dernières. L’intervenant note un écart de 2 à 3 mois avec les distributions plus agressives comme CachyOS ou GLFOS. Cependant, il existe une solution : « vous pouvez combler cet écart assez facilement sur Ubuntu en installant le PPA Kisak. » De plus, le Snap de Steam intègre déjà les derniers pilotes Mesa, ce qui rend cette installation superflue pour les joueurs utilisant uniquement Steam.

Une distribution stable et universelle

Ubuntu est décrite comme « une maîtrise en terme de stabilité » et convient parfaitement à la bureautique et à la création audiovisuelle, même si cette dernière reste moins fluide que sur GLFOS avec des outils comme DaVinci Resolve. L’intervenant résume : « pour tout ce qui est bureautique machin, c’est parfait. Là, il y a rien à dire. » Le kernel 7 est récent et évolue tous les six mois, garantissant une bonne compatibilité matérielle.

CONCEPTS CLÉS

  • LTS (Long Term Support) : Version d’Ubuntu maintenue pendant plusieurs années, avec des mises à jour de sécurité et de stabilité. Les nouvelles LTS sortent tous les deux ans en avril.
  • Snap : Format de paquets universel développé par Canonical, encapsulant l’application et ses dépendances. Il est intégré nativement à Ubuntu mais a longtemps été critiqué pour ses performances.
  • Secure Boot : Mécanisme de sécurité UEFI qui vérifie la signature des chargeurs de démarrage. Ubuntu le prend en charge nativement, contrairement à la plupart des distributions.
  • PPA (Personal Package Archive) : Dépôt logiciel personnel hébergé par Canonical, permettant d’installer des versions plus récentes de logiciels. Le PPA Kisak fournit des pilotes Mesa à jour.
  • Mesa : Ensemble de bibliothèques graphiques open source pour les pilotes AMD et Intel. Sa version influence directement les performances gaming.
  • Proton GE : Version communautaire de Proton (couche de compatibilité Steam pour Windows) avec des correctifs et optimisations supplémentaires.

CONCLUSION

Ubuntu 26.04 LTS s’impose comme une distribution extrêmement accessible et fiable, idéale pour le grand public et la bureautique. Son principal atout réside dans sa popularité : les éditeurs de logiciels s’adaptent à Ubuntu plutôt que l’inverse, ce qui garantit une compatibilité logicielle exceptionnelle. Pour les joueurs, elle offre des performances solides et le Snap de Steam est désormais une option crédible. En revanche, les utilisateurs avec du matériel exotique ou des besoins très spécifiques en matière de pilotes devront se tourner vers des distributions plus spécialisées comme GLFOS ou Bazzite. En résumé, Ubuntu reste une valeur sûre, mais son universalité a un prix : elle ne peut pas exceller partout.

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