Woke Politics Control Open Source
Cette vidéo dénonce une dérive idéologique dans l’open source, où des décisions techniques et des exclusions de contributeurs seraient motivées par des positions politiques de gauche, au détriment des besoins logiciels.

SYNTHÈSE STRUCTURÉE
Un exemple concret : le miroir retiré pour des raisons politiques
L’intervenant relate un cas précis : un développeur transgenre, utilisant un avatar animalier, a créé un miroir pour un dépôt NyxOS X Libre sur Codeberg après une panne du dépôt d’origine. Ce travail bénévole a été immédiatement retiré après que l’auteur a appris l’identité du développeur principal du projet, jugé politiquement incorrect. L’intervenant cite la réponse de la personne : « Took it down after learning who the lead dev of X Libre is. » Il souligne que ce genre de décision, basée sur l’idéologie plutôt que sur la technique, se multiplie dans l’open source.
Mozilla : un virage assumé vers l’activisme
L’intervenant rappelle que Mozilla, entreprise de plusieurs centaines de millions de dollars, s’est rebaptisée il y a deux ans et demi en se présentant comme une « global crew of activists ». Il précise que ce positionnement n’était pas lié au logiciel libre, mais à des thèmes comme le climat, la lutte contre le colonialisme ou le patriarcat. Il cite l’événement « Mudzilla House Zambia », une conférence organisée dans un resort de luxe, centrée sur des sujets marxistes, et non sur les standards du web ou les libertés logicielles.
Codeberg : une plateforme ouvertement politique
L’intervenant cite les déclarations de Codeberg, concurrent de GitHub, qui affirme être « fighting far-right forces » et « not a neutral space, Codeberg is political ». Il recommande de prendre des captures d’écran de ces déclarations, car « the person who said the stupid crazy thing is eventually going to take it down ». Il conseille d’archiver sur archive.org ou d’autres sites d’archivage pour conserver des preuves.
Une liste d’organisations concernées
L’intervenant dresse une liste non exhaustive de projets et fondations qu’il considère comme engagés dans cet activisme : GNOME, KDE, Software Freedom Conservancy, Fedora, Red Hat, IBM, freedesktop.org, NyxOS, Elementary, openSUSE, GDevelop (GDAU), le noyau Linux et la Linux Foundation. Il affirme que ces entités auraient banni des contributeurs pour ne pas avoir soutenu activement des causes de gauche, citant notamment openSUSE dont la direction aurait qualifié les opposants de « rotten flesh that needed to be cut out ».
L’absence de financement coordonné
L’intervenant conteste l’idée d’un « puppet master » qui tirerait les ficelles financières. Il affirme avoir cherché sans succès des sources de financement cohérentes derrière ces mouvements. Il précise que la plupart de ces projets « barely make ends meet » et que les grandes entreprises qui dépendent de GNOME (Red Hat, Canonical, Oracle, SUSE) ne contribuent que très peu financièrement. Il cite l’exemple de GNOME, au bord de la faillite, qui aurait refusé un don de Framework Computer en raison de liens perçus avec des personnalités de droite.
La culture de la conviction et de l’exclusion
L’intervenant décrit les activistes open source comme des « true believers » avec des « cultlike convictions », prêts à couper les ponts financiers même au détriment de leur survie. Il mentionne des appels à la violence et des menaces de mort, y compris contre lui-même, documentées par des captures d’écran. Il insiste sur le fait que ces comportements ne sont pas le fruit d’un complot, mais d’une idéologie partagée, ce qui rend la lutte plus difficile.
Le cas de la fondation GNOME : une gestion critiquée
L’intervenant évoque la nomination d’une « shaman water charlatan lady » comme directrice exécutive de la GNOME Foundation, une personne qui vendait de l’eau « chamanique » sur YouTube. Il souligne que cette décision a conduit à des bans de contributeurs qui avaient critiqué ce choix, et que la fondation est en difficulté financière malgré l’adoption quasi universelle de son environnement de bureau par les grandes distributions Linux.
Le silence des entreprises sponsorisées
L’intervenant affirme que les entreprises qui sponsorisent GNOME et KDE sont parfaitement au courant de l’activisme politique de ces fondations, mais restent silencieuses par peur de représailles. Il cite un exemple où un employé de longue date de KDE l’aurait traité de « sneaky little Nazi ». Il conclut que ces entreprises préfèrent la neutralité apparente à un conflit ouvert, même face à des propos violents.
Une liste publique de projets « woke » et « non-woke »
L’intervenant mentionne une liste disponible sur lunduke.com, hébergée sur GitHub, qui documente les projets et entreprises du logiciel qui adoptent des positions politiques marquées. Il précise qu’il ne s’agit pas de simples déclarations individuelles, mais de décisions organisationnelles, comme des exclusions ou des refus de financement. Il encourage les lecteurs à consulter cette liste et à la mettre à jour.
CONCEPTS CLÉS
- Miroir de dépôt : copie d’un dépôt de code sur une autre plateforme pour assurer la disponibilité en cas de panne.
- Codeberg : plateforme d’hébergement de code open source, alternative à
GitHub, basée surGitea. - Fondation GNOME : organisation à but non lucratif qui gère le développement de l’environnement de bureau
GNOME. - True believer : personne qui adhère à une idéologie avec une conviction absolue, souvent au détriment de la rationalité.
- Archive.org : site d’archivage du web permettant de conserver des preuves de déclarations en ligne.
CONCLUSION
Le message principal de cette vidéo est que l’open source, historiquement centré sur la technique et la collaboration, serait devenu un terrain d’affrontement idéologique où l’adhésion politique prime sur la qualité logicielle. L’intervenant appelle à documenter ces dérives et à soutenir un journalisme indépendant pour contrebalancer ce qu’il perçoit comme un conformisme de gauche. Pour un administrateur système, cela signifie qu’il faut être conscient que les choix de plateformes, de projets ou de fondations peuvent avoir des implications politiques, et qu’il est prudent de vérifier les orientations d’un projet avant de s’y engager, tant pour des raisons éthiques que pour la pérennité de son infrastructure.