Omarchy Foundation Gets $8 Million From Dell, Stripe, Cloudflare, Others
La création de la fondation Omari Linux, dotée de 8 millions de dollars dès son lancement grâce à huit contributeurs majeurs de l’industrie tech, marque un tournant pour un projet Linux « non-woke » qui entend bousculer les équilibres établis dans l’open source.

SYNTHÈSE STRUCTURÉE
Un lancement financé au plus haut niveau
La fondation Omari Linux (officiellement « Omicom Foundation ») a été annoncée il y a quelques jours et a déjà réuni 8 millions de dollars. Ce qui frappe, ce n’est pas seulement le montant, mais l’identité des donateurs : le CEO de Shopify, le CEO de Stripe, le CEO de Dell (Michael Dell), le fondateur de Twitter (Jack Dorsey), le CEO de Cloudflare, un cofondateur d’Oculus, le CEO de 37 Signals, et DHH, créateur d’Omari Linux et de Ruby on Rails. Comme le dit l’intervenant : « The CEOs of Shopify, Stripe, Dell, and Cloudflare all contributing to an upstart Linux project ». C’est un signal fort de légitimité industrielle.
Une réponse aux critiques des milieux open source
L’intervenant souligne que des figures influentes de l’open source (notamment un employé de Red Hat et un membre du comité de code de conduite de FreeDesktop.org) ont récemment qualifié DHH, Framework Computer et tout l’écosystème Omari de « nazis » et de « fascistes ». Malgré ces attaques, les huit contributeurs ont investi sans hésiter. L’intervenant commente : « I don’t care. I’m just going to invest in cool software. » C’est une démonstration que le contrôle idéologique de certains cercles ne s’étend pas à toute l’industrie.
Une mission claire : rendre l’ordinateur « malléable »
DHH, dans l’annonce officielle, explique que la quatrième version d’Omari (nommée « Quattro ») a permis à beaucoup de découvrir « what the malleable computer of the future looks like ». La fondation a pour objectif de rendre ce futur accessible au plus grand nombre. Elle détiendra les marques, financera l’infrastructure, promouvra le projet et soutiendra les développeurs et projets open source dont Omari dépend. L’intervenant approuve sans réserve : « I have no notes. That’s great. »
Un premier don symbolique à Hyperland
Dès le lancement, la fondation a annoncé son premier financement externe : un sponsoring exclusif pour Vaxry, le créateur de Hyperland, décrit avec humour comme « the most cracked Linux kid in Poland ». Hyperland est l’un des trois piliers technologiques d’Omari, avec Arch Linux et Quickshell. Ce sponsoring permet à Vaxry de se concentrer pleinement sur le développement, sans se soucier de commercialisation ou de levée de fonds. C’est un geste fort qui montre que la fondation veut redistribuer ses ressources rapidement.
Un contrepoids au Linux Foundation et au noyau Linux
L’intervenant exprime des réserves sur la gouvernance actuelle du Linux Foundation et du noyau Linux, évoquant des problèmes de discrimination, de perte de support matériel et d’autres « weird things ». Il voit dans Omari une alternative crédible, voire une possible base pour un fork du noyau si nécessaire : « having Omari be out there and be funded this well right out of the gate with significant industry and hardware support — freaking Dell — it gives me a tremendous amount of confidence in the industry as a whole. »
Un écosystème « non-woke » en pleine expansion
L’intervenant compare la trajectoire d’Omari à celle du navigateur Ladybird, qui a été critiqué pour son absence de positionnement politique, mais qui a continué à recevoir des financements et du soutien. Il voit dans ces projets une tendance de fond : des fondations et des entreprises qui ignorent les injonctions idéologiques et se concentrent sur la qualité technique. Il conclut : « We are seeing whole projects, foundations, and organizations blossoming and growing and just exploding with support from people who just don’t care what the crazy political extremists are yelling about. »
Des choix techniques assumés, même s’ils ne plaisent pas à tout le monde
L’intervenant précise qu’Omari Linux n’est pas « sa tasse de thé » : il n’est pas fan de l’intégration poussée de l’IA, des comptes en ligne intégrés, des tiling window managers comme Hyperland, du serveur d’affichage Wayland, ni de systemd. Mais il salue le fait que l’équipe construise exactement ce qu’elle veut, sans chercher à plaire à tout le monde : « They’re building exactly what they want their system to look like to make them happy. » C’est cette authenticité qui, selon lui, attire les financements.
Un signal d’optimisme pour l’avenir de l’open source
L’intervenant conclut sur une note personnelle : il se dit « oddly optimistic », plus que depuis des années. Il voit dans Omari, Ladybird, Ex Libre et d’autres projets une explosion d’options de haute qualité, financées par des personnes intelligentes et influentes. Il rappelle sa conviction : « Computers should make us happy. If your computer doesn’t make you happy, if it makes you sad, that’s a crummy computer. » Et il remercie les abonnés du Lunduke Journal, qui financent son travail indépendant, non lié à IBM, Red Hat ou Microsoft.
CONCEPTS CLÉS
- Omari Linux : distribution Linux fondée par DHH (créateur de Ruby on Rails), axée sur l’intégration de l’IA, l’utilisation de Hyperland comme compositeur Wayland et une philosophie de « computer malléable ».
- Omicom Foundation : organisation à but non lucratif créée pour détenir les marques, financer l’infrastructure et soutenir les projets open source liés à Omari.
- Hyperland : compositeur Wayland moderne, basé sur un tiling window manager, développé par Vaxry, et utilisé comme interface principale d’Omari.
- Quickshell : outil de création d’interfaces utilisateur pour Wayland, utilisé dans Omari pour construire des environnements de bureau dynamiques.
- Linux Foundation : organisation qui héberge et finance de nombreux projets open source, dont le noyau Linux, mais critiquée ici pour sa gouvernance et ses orientations politiques.
- Non-woke : terme utilisé par l’intervenant pour désigner des projets open source qui refusent de prendre position sur des sujets politiques ou sociétaux, et se concentrent uniquement sur la technique.
CONCLUSION
Le lancement de la fondation Omari Linux avec 8 millions de dollars et le soutien de dirigeants de Shopify, Stripe, Dell, Cloudflare, Twitter, Oculus et 37 Signals est un événement majeur pour l’open source. Il démontre qu’un projet peut prospérer sans se conformer aux attentes idéologiques de certains cercles influents, et qu’il existe une demande réelle pour des logiciels « non-woke » de haute qualité. Pour un administrateur système, c’est un signal à surveiller : Omari pourrait devenir une alternative crédible aux distributions mainstream, avec un financement durable et une gouvernance indépendante. Comme le résume l’intervenant : « All the pieces are now in place. Time to go all in. »