Big Tech CEOs Pledging Millions to Fight Wokeness in Open Source

La vidéo analyse la création de la fondation Omarchy Linux, financée par 10 millions de dollars de dons de dirigeants tech, et la position ouvertement « non-woke » de son fondateur DHH, tout en critiquant les réactions des activistes open source.

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SYNTHÈSE STRUCTURÉE

Le contexte : Omarchy Linux et sa fondation

Omarchy Linux a créé sa propre fondation pour financer le projet. Dès le départ, huit personnalités tech (dont les CEO de Dell, Stripe, Cloudflare, Shopify, Dropbox et le fondateur de Twitter) ont donné un million de dollars chacune, portant le total à dix donateurs. Lunduke souligne que c’est un événement inhabituel : « This is fundamentally different than what would have been likely or possible, say, five years ago. » Il rappelle que, récemment encore, toute position perçue comme conservatrice dans le monde tech entraînait censure et attaques.

La mission explicite de la fondation

DHH, fondateur d’Omarchy, a répondu à Lunduke sur la stratégie face aux « wokes ». Sa déclaration complète est citée : « AlmaLinux, the foundation, is designed from the outset to be a counterforce to all the crazy nonsense that’s going on in the Linux. » Il précise que les huit fondateurs ont signé pour cela, et qu’en tant que directeur exécutif, il ne laissera jamais la fondation « get devoured by wokeness ». Il ajoute : « I’m not going to card check your politics at the door. You can believe whatever you want and still be a part of the movement. » Le message est clair : la méritocratie prime, pas l’idéologie.

Le financement : une nouveauté dans l’open source

Lunduke note que voir des fonds importants arriver dans un projet open source est rare. Il critique la mauvaise gestion financière de nombreuses fondations : « Most open source foundations are just terrible at fundraising and they mismanage themselves into the gutter. » Il cite la GNOME Foundation comme exemple : si elle abandonnait ses luttes politiques et améliorait sa collecte, elle pourrait approcher les 100 millions de dollars, vu l’usage massif de GNOME par les entreprises.

Les premières dépenses : financement de développeurs

La fondation a déjà annoncé le sponsoring de deux développeurs : celui de Hyprland (gestionnaire de fenêtres) et celui de Quick Shell. DHH confirme : « We have a bulging pipeline of announcements pending final signatures. We didn’t take in all of this money to start a bank. We are going to spend it. » Lunduke applaudit cette approche concrète, qui finance directement le développement de logiciels utilisés par la communauté.

Les réactions hostiles des activistes

Lunduke montre des captures de discussions sur Mastodon, X et Blue Sky où des figures de GNOME, elementary OS et postmarketOS qualifient Omarchy de « fasciste », « nazi » ou « bad tech ». Il cite notamment un fondateur d’elementary OS qui justifie le manque de financement des projets « nice tech » parce qu’ils seraient « woke and gay and like communists ». Lunduke qualifie ces propos de « ramblings of drunken hobos » et souligne leur incohérence.

La critique de l’hypocrisie sur le financement

Lunduke attaque l’argument selon lequel Omarchy serait « Oligarchy Linux » parce que financé par des milliardaires. Il rappelle que Fedora est financé par IBM/Red Hat, et le noyau Linux par Microsoft, Meta, Amazon et d’autres géants. Il conclut : « If Omarchy is compromised, then so is Fedora and absolutely every system which uses the Linux kernel. » Il dénonce une « three generations of inbreeding level of stupid » dans ces critiques.

Le succès malgré les attaques

Malgré les polémiques, Omarchy prospère. Lunduke souligne que ce succès envoie un signal fort : « You can be non-woke. You can be a true meritocracy. You can be not overflowing with weird politics. And you’d be just fine. » Il affirme que les projets qui embrassent la politique de gauche « are cratering right now », citant la GNOME Foundation au bord de la faillite.

La position sur l’IA

Interrogé sur l’IA, DHH répond : « I know you don’t love AI and many of your viewers probably don’t either. That’s totally fine. You don’t have to use agents to enjoy Omarchy. Just judge the outcome on its own merits. » Lunduke admet avoir des réserves sur l’IA, mais dit essayer de garder un esprit ouvert, testant notamment Grok et Omarchy sur son ordinateur portable.

La simplicité technique comme valeur

Lunduke vante la simplicité de son propre site, lunduke.com, qui est une page unique sans JavaScript, chargeable même avec Mosaic (le premier navigateur). Il oppose cette approche minimaliste aux standards modernes, la présentant comme un choix délibéré de robustesse et de compatibilité.

CONCEPTS CLÉS

  • Omarchy Linux : distribution Linux fondée par DHH (créateur de Ruby on Rails), se positionnant comme « opinionated » et non-woke.
  • Fondation Omarchy : structure financée par 10 dons d’un million de dollars, avec une mission explicite de contre-pouvoir face aux dérives idéologiques dans l’open source.
  • Wokeness : terme utilisé par Lunduke pour désigner un activisme politique perçu comme excessif dans les projets open source.
  • Méritocratie : principe selon lequel les contributions techniques priment sur les opinions politiques, défendu par DHH.
  • Hyprland : gestionnaire de fenêtres Wayland, dont le développeur est sponsorisé par la fondation.
  • Quick Shell : autre projet sponsorisé, dont le développeur est financé.

CONCLUSION

La vidéo illustre un basculement dans l’écosystème open source : des fonds massifs affluent vers un projet explicitement non-woke, et son succès semble contredire l’idée que l’engagement politique est nécessaire pour prospérer. Pour un administrateur système, le point clé est que la pérennité d’un projet dépend de sa capacité à attirer des financements et des contributeurs, pas de son alignement idéologique. La leçon pratique : évaluez les outils sur leurs mérites techniques, pas sur leur étiquette politique, et méfiez-vous des fondations qui gaspillent leur énergie en luttes internes plutôt qu’en développement.

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