GNOME Copies Apple's iOS
La vision à long terme de GNOME, publiée par la fondation, copie quasi pixel par pixel l’interface d’iOS/iPadOS, marquant un abandon assumé du paradigme du bureau traditionnel au profit d’un modèle de tablette, ce qui suscite des critiques sur l’hypocrisie des designers qui av...

SYNTHÈSE STRUCTURÉE
Une copie quasi conforme d’iOS/iPadOS
L’intervenant compare directement les maquettes de GNOME aux captures d’écran d’iPadOS : « It looks like it was copied almost pixel by pixel from Apple’s iOS and iPad OS ». Il note que les boutons, les curseurs, les palettes de couleurs, l’espacement des éléments, les menus déroulants, la vue de changement d’application et même le design de la jauge de batterie sont « nearly identical ». Seul l’effet « liquid glass » d’Apple n’a pas été repris, GNOME préférant un mode sombre par défaut.
Un glissement de paradigme : du bureau à la tablette
L’auteur rappelle qu’en 2006, GNOME (via Ubuntu 6.04) proposait un bureau classique : icônes sur le bureau, barre de menu, personnalisation aisée. Aujourd’hui, la fondation assume une direction radicalement différente : « They’ve moved instead to let’s copy an iPad as closely as is humanly possible ». Il en conclut que le terme « desktop environment » n’est plus adapté : « It is an entirely different metaphor. It is a tablet operating system. »
Une rupture avec la personnalisation
L’intervenant déplore la perte de flexibilité : « you can’t change anything easily in it if you can change a couple things if you write a whole bunch of weird JavaScripts, but you can’t really theme it ». Il oppose cette rigidité à l’approche de 2006 où l’utilisateur pouvait modifier l’apparence sans effort, avec des thèmes faciles à implémenter.
L’hypocrisie des designers GNOME
L’auteur rappelle que lorsque Windows 11 est sorti, les designers et membres de la fondation GNOME avaient publiquement moqué Microsoft pour avoir copié KDE Plasma. Aujourd’hui, les mêmes personnes copient iOS de manière encore plus flagrante : « The same people who were making fun of Microsoft for copying KDE are even more so copying the iPad OS with Gnome ». Il qualifie cette situation de « profoundly ridiculous ».
Le problème de la recherche sur Mastodon
Pour étayer son accusation d’hypocrisie, l’intervenant a tenté de retrouver les anciens posts des designers GNOME sur Mastodon, mais s’est heurté à l’impossibilité de rechercher efficacement sur ce réseau : « Mastodon as a social network is impossible to search ». Il note aussi que beaucoup d’utilisateurs suppriment automatiquement leurs messages après 90 jours, ce qui rend la vérification difficile.
La question juridique : brevets et plagiat
L’auteur analyse le risque légal. Il rappelle qu’Apple a été très agressive dans les années 1980-1990 (contre Digital Research et Microsoft), mais que l’affaire Apple v. Microsoft a établi qu’Apple ne pouvait pas faire respecter des brevets trop généraux sur des concepts d’interface. Il conclut : « Gnome’s blatant copying of Apple’s iOS and iPad OS designs are not likely to be legally covered by Apple’s patents ». Il évoque néanmoins un possible cas de plagiat, mais estime qu’Apple n’a aucun intérêt à poursuivre : « There’s very little for Apple to gain there ».
Un précédent historique : Digital Research
L’intervenant cite l’exemple de Digital Research et de son environnement GEM, qui avait copié l’interface du Macintosh et avait été poursuivi par Apple. Il explique que cette affaire a « almost destroyed Digital Research », mais que le contexte juridique a changé depuis, rendant une action similaire peu probable aujourd’hui.
La position des distributions majeures
L’auteur souligne que GNOME est le bureau par défaut de la plupart des distributions grand public et professionnelles : « Red Hat ships with it, Canonical ships with it, SUSE ships with it, Oracle ships with it ». Il en déduit que cette orientation « tablette » s’imposera de fait à une grande partie des utilisateurs Linux, sans qu’ils aient choisi ce changement.
CONCEPTS CLÉS
- Desktop environment : environnement de bureau, interface graphique complète pour un ordinateur de bureau (fenêtres, icônes, menus). GNOME s’en éloigne selon l’auteur.
- Tablet operating system : système d’exploitation conçu pour une utilisation tactile, avec des interfaces simplifiées et peu personnalisables.
- Liquid glass effect : effet de transparence et de flou introduit par Apple dans ses interfaces récentes, non repris par GNOME.
- Plagiarism : copie non autorisée d’une œuvre ou d’un design. L’auteur estime que GNOME pourrait en être accusé, mais sans conséquence juridique probable.
- Apple v. Microsoft : procès historique des années 1990 où la justice a jugé que les concepts généraux d’interface ne pouvaient pas être protégés par des brevets.
CONCLUSION
Le message principal est que GNOME, sous couvert de modernité, abandonne le modèle du bureau traditionnel pour imiter servilement iOS, au point de devenir une « copie tierce d’un workflow de tablette ». L’auteur y voit une perte d’identité et une hypocrisie flagrante de la part des designers qui avaient critiqué Microsoft pour des pratiques similaires. Pour un administrateur système, cela signifie que l’environnement par défaut des distributions majeures va continuer à s’éloigner des usages de productivité classiques, au profit d’une interface pensée pour le tactile, avec une personnalisation réduite.