Flatpak 2 Rust Re-write, Requiring Wayland & Systemd

La vidéo critique vivement l’annonce de Flatpak 2.0 (Flatpak Next) par la Linux Foundation, qui supprime le support de X11 et impose systemd et Wayland, tout en étant réécrit en Rust, une décision présentée comme idéologique et non technique.

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SYNTHÈSE STRUCTURÉE

La réécriture de Flatpak en Rust et l’abandon de X11

L’intervenant rapporte que Flatpak 2.0, présenté par George Castro (head of ecosystems à la Cloud Native Computing Foundation, filiale de la Linux Foundation) lors du Linux Application Summit, supprime « all prior legacy tech X11 init systems no one is using ». La réécriture complète en Rust est annoncée, avec une dépendance dure à systemd et Wayland. L’orateur cite Castro : « Flatpack Next removes all prior legacy tech. X11 init systems no one is using. Even poor package kit didn’t make the cut. » Il ajoute que, interrogé sur la dépendance à systemd, la réponse fut : « Are you serious? Of course. »

Le discours « Rust sauvera Linux » comme mantra de la Linux Foundation

L’intervenant souligne que ce n’est pas un cas isolé : Greg Kroah-Hartman (mainteneur du noyau Linux stable) a récemment tenu des propos similaires. Il dénonce un « mantra » répété sans justification concrète : « They’ve been extraordinarily vague about what danger they are saving Linux from. They don’t point to specific bugs that need to be fixed. They don’t point to specific end-of-life catastrophes that will occur. » Pour lui, il s’agit d’une position idéologique, voire d’un « cult ».

La réalité de l’adoption de Wayland : une baisse, pas une hausse

L’orateur conteste l’affirmation selon laquelle « personne n’utilise X11 ». Il avance que « half of all Linux users are not using Wayland, they’re using X11, but Wayland’s market share has actually gone down over the last two years. It’s dwindling. It’s declining. » Il précise que Wayland a été imposé par défaut sur de nombreuses distributions, mais que son usage a diminué depuis 2024. Il qualifie donc de « false » l’argument selon lequel une dépendance dure à Wayland serait raisonnable.

L’alternative AppImage : une philosophie différente

L’intervenant mentionne AppImage comme contre-exemple vertueux : « The developer behind AppImage made a statement: in AppImage we have no plans to remove X11 support. » Il explique qu’AppImage résout un problème différent : il empaquette les binaires avec leurs dépendances, permettant d’exécuter de vieux logiciels (ex. NCSA Mosaic) sur un système moderne sans conflit de bibliothèques. Il oppose cette approche pragmatique à celle de Flatpak 2.0.

L’absence de justification technique pour les choix imposés

L’orateur s’interroge : « What on god’s green earth do you need a bloated init script like systemd and Wayland for in order to install software? » Il dénonce l’absence de démonstration de bugs critiques ou de catastrophes évitées par ces choix. Pour lui, il s’agit d’une « force » artificielle : « People are not moving to Wayland. So what do you do? You make more software require Wayland artificially. People are objecting to systemd. Well, you force it. »

CONCEPTS CLÉS

  • Flatpak Next / Flatpak 2.0 : Nouvelle version du système de packaging Flatpak, réécrite en Rust, avec dépendances dures à systemd et Wayland, et abandon du support X11.
  • AppImage : Système de packaging alternatif qui encapsule un binaire avec ses dépendances dans une image ISO, sans imposer de dépendances système (systemd, Wayland). Permet la rétrocompatibilité.
  • Wayland : Protocole d’affichage moderne pour Linux, présenté comme successeur de X11. Selon l’intervenant, son adoption est en baisse malgré son imposition par défaut.
  • systemd : Gestionnaire de services et d’initialisation système, critiqué pour sa complexité et son caractère intrusif. Flatpak 2.0 le rend obligatoire.

CONCLUSION

Le message principal est que la Linux Foundation impose des choix techniques (Rust, systemd, Wayland) sans justification solide, en s’appuyant sur un discours idéologique plutôt que sur des preuves de bugs ou de besoins réels. L’intervenant appelle à la vigilance face à ces décisions qui fragmentent l’écosystème Linux et ignorent les usages réels (X11 encore majoritaire). Pour un administrateur système, cela signifie que les futures applications Flatpak pourraient ne plus fonctionner sur des environnements X11 ou sans systemd, réduisant la portabilité et la liberté de choix.

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