The Woke Software Tracker
Un créateur de contenu a lancé un "Software Politics Tracker", une liste documentée et sourcée des organisations et projets logiciels qui prennent officiellement position en faveur de politiques "woke" et de DEI (Diversité, Équité, Inclusion), ainsi qu'une section pour ...

SYNTHÈSE STRUCTURÉE
Le constat d’un besoin non comblé
L’intervenant explique qu’il manquait une ressource centralisée permettant d’identifier, avec des preuves à l’appui, les entreprises et projets logiciels qui promeuvent officiellement des politiques “woke” et de DEI. Il souligne que “cette sorte de chose n’existait pas”. Cette liste vise à aider les utilisateurs, contributeurs et employés à faire des choix éclairés sur les logiciels qu’ils utilisent et les entités avec lesquelles ils s’associent.
Un outil pour naviguer dans un paysage politisé
La motivation première est de cartographier “l’activisme politique extrême” qui, selon lui, a gagné le monde de la tech et de l’open source ces dernières années. Il cite des exemples comme le moment où “Microsoft a commencé à promouvoir les opérations de changement de sexe pour les tout-petits” ou “l’entraînement anti-blancs qui s’est produit chez Red Hat”. La liste sert à archiver ces événements médiatiques qui, noyés dans le flux de l’information, finissent par être oubliés.
Une méthodologie axée sur les preuves officielles
L’intervenant insiste sur le fait qu’il ne recense que les actions et déclarations officielles des organisations, de leurs dirigeants ou de leurs porte-parole. Il exclut volontairement les prises de position individuelles de simples employés ou contributeurs, car dans une grande organisation, “vous allez trouver […] quelqu’un qui a chaque point de vue politique possible”. L’objectif est de coller aux faits vérifiables émanant de l’entité elle-même.
L’importance de l’archivage et des sources durables
Pour garantir la pérennité des preuves, il ne se contente pas de linker vers les communiqués ou articles d’origine, qui “sont supprimés, modifiés, retirés”. Il privilégie les liens vers ses propres articles du Lunduke Journal qui contiennent des captures d’écran, créant ainsi une archive permanente. C’est une approche de type “internet n’oublie jamais”.
Une section pour les projets “non-woke”
La liste inclut également une section dédiée aux projets “non-woke, non-DEI”, ayant une politique neutre ou de droite. Il mentionne des exemples comme OpenMandriva, qui déclare ne pas pratiquer la discrimination DEI, ou le projet Reo, un fork du moteur Godot créé spécifiquement pour être une organisation non politique. Cette section montre que l’outil peut être utile quel que soit le positionnement politique de l’utilisateur.
Des réactions polarisées dès le lancement
L’annonce du projet a provoqué des réactions immédiates et très contrastées. Si beaucoup ont accueilli l’initiative positivement, “un grand nombre de personnes sont juste du genre : ‘Vous êtes la pire personne au monde pour avoir mis ça en ligne’”. Une troisième catégorie a ironiquement remercié l’auteur pour avoir “une liste de logiciels [de gauche] que je peux utiliser”. Ces réactions confirment, selon lui, l’utilité d’un tel outil informatif.
Un projet sous tension et menacé de censure
Le projet, hébergé sur GitHub, est déjà la cible d’un activisme hostile, avec “d’énormes quantités d’activistes qui le inondent de spam”. L’intervenant anticipe aussi un risque de censure de la part de GitHub (propriété de Microsoft, une entreprise listée). Il assure que le projet est sauvegardé et pourra être migré rapidement vers une autre plateforme si nécessaire.
CONCEPTS CLÉS
- Woke : Terme dérivé de l’anglais “awake” (éveillé), utilisé de manière critique par l’intervenant pour désigner une sensibilité politique progressiste, souvent axée sur les questions de justice sociale, d’identité et de discrimination.
- DEI (Diversité, Équité, Inclusion) : Ensemble de politiques et pratiques organisationnelles visant à promouvoir la représentation et le traitement équitable de différents groupes. L’intervenant les associe à une orientation politique “woke”.
- Software Politics Tracker : Le nom du projet présenté, une liste collaborative et documentée hébergée sur GitHub.
- Receipts : Argot internet (venant de “reçus”) signifiant des preuves concrètes, des captures d’écran ou des liens qui étayent une affirmation.
CONCLUSION
Le message principal est que le paysage logiciel, notamment open source, est devenu un champ de bataille politique où les organisations prennent de plus en plus de positions officielles engagées. L’intervenant estime qu’il est crucial, pour la transparence et la liberté de choix des individus, de documenter et d’archiver systématiquement ces prises de position. 🗂️ Son Software Politics Tracker se veut moins un manifeste politique qu’un outil de référence factuel, permettant à chacun, quel que soit son bord, d’aligner ses choix technologiques sur ses convictions. Cette initiative soulève des questions fondamentales sur la neutralité perçue de la technologie, la responsabilité des plateformes et le droit à l’information dans un écosystème numérique de plus en plus polarisé.