MAGEIA Retour du test long terme après 7 mois !

Cette vidéo présente un bilan après 7 mois d’utilisation quotidienne de Mageia 9, suivi d’une mise à niveau réussie vers Mageia 10 (Magadis) sur une machine physique, en soulignant la robustesse de la distribution mais aussi quelques défauts liés à la gestion des dépôts et des...

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SYNTHÈSE STRUCTURÉE

Contexte du test longue durée

Adrien a installé Mageia 9 avec KDE Plasma en décembre 2025 sur une machine virtuelle, puis a cloné cette VM sur un Dell Optiplex 3070 (Intel Core i5-9500T, 8 Go RAM) pour un test sur matériel réel. Il a utilisé le système quotidiennement avec des applications variées (LibreOffice, GIMP, Steam, Vivaldi, etc.) et appliqué les mises à jour régulières.

Problème de mise à jour des paquets RPM tiers

Un défaut notable est apparu : les paquets RPM installés manuellement (Google Chrome, Vivaldi) ne sont pas mis à jour par l’outil graphique historique de Mageia (URPMI). Adrien montre que le centre de contrôle ne propose pas la mise à jour de Vivaldi, alors que dnf upgrade la détecte. Il explique : « les miroirs de Mageia sont bien reconnus dans URPMI mais pas les miroirs des logiciels tiers ». La solution est d’utiliser DNF en ligne de commande pour ces paquets.

Incohérence des dépôts entre URPMI et DNF

Un second problème est que les dépôts activés via l’outil graphique de Mageia (non-free, tainted, 32 bits) ne sont pas automatiquement reconnus par DNF. Adrien montre que dnf repolist n’affiche que les dépôts de base, alors que la configuration URPMI en contient plusieurs. Cela oblige à jongler entre les deux gestionnaires, ce qu’il juge « pas tip top ».

Mise à niveau vers Mageia 10 via l’applet graphique

Adrien utilise l’applet de mise à niveau de Mageia, qui bascule automatiquement les dépôts vers la version 10 et utilise URPMI. Il insiste sur le fait que c’est « le point fort de Mageia » et qu’aucune ligne de commande n’est nécessaire. La mise à niveau a duré environ 20 minutes et a téléchargé 8,2 Go de données.

Attention à l’écran de verrouillage pendant la mise à niveau

Pendant la montée de version, l’écran s’est mis en veille et le verrouillage/déverrouillage a provoqué des bugs graphiques. Adrien recommande : « si vous avez l’occasion de désactiver l’écran de verrouillage avant de faire la montée en version, n’hésitez pas à le faire ou de bouger de temps en temps la souris ».

Passage automatique de X11 à Wayland

Après la mise à niveau, le système est passé de X11 à Wayland par défaut. Adrien prévient : « si vous passez de Mageia 9 à 10, attention avec ça parce que vous pouvez avoir des surprises ». Il note que le nouveau thème GRUB et le noyau 6.18 sont bien en place.

Fonctionnement des applications après la mise à niveau

Toutes les applications testées (musique, Steam, LibreOffice, Vivaldi, GIMP, Kdenlive, OBS Studio) fonctionnent correctement. Même un jeu Windows via Proton (Black Mesa) se lance, bien que les performances soient limitées par le chipset Intel intégré.

Gestion des Flatpak non intégrée

Les Flatpak ne sont pas mis à jour par l’outil graphique de Mageia. Adrien précise : « les flatpacks se mettent pas à jour avec l’outil de mise à jour de Mageia […] ce sera à vous de faire un sudo flatpak upgrade ». Il recommande de privilégier les logiciels fournis par les équipes de Mageia.

Version légèrement datée de KDE Plasma

Mageia 10 est livrée avec KDE Plasma 6.5.5, alors que la version 6.7 est déjà sortie. Adrien regrette : « j’aurais espéré au moins un KDE Plasma 6.6 qui offrait quand même quelques ajouts intéressants », mais reconnaît que cela fonctionne bien malgré tout.

Robustesse générale de la distribution

Adrien qualifie Mageia de « Debian des RPM » car elle est stable et sans surprise. Il oppose cette fiabilité à d’autres distributions comme openSUSE Tumbleweed où « il y a toujours eu des soucis avec des mises à jour, des systèmes qui cassent ». La montée de version s’est déroulée sans incident.

CONCEPTS CLÉS

  • URPMI : Gestionnaire de paquets historique de Mageia (hérité de Mandriva), utilisé par l’outil graphique de mise à jour. Il gère les dépôts officiels mais pas les dépôts tiers.
  • DNF : Gestionnaire de paquets moderne (fork de YUM), présent dans Mageia mais non intégré à l’interface graphique. Il reconnaît les dépôts tiers (Google, Vivaldi) mais pas les dépôts supplémentaires activés via URPMI.
  • Flatpak : Système de paquets universel et isolé. Non intégré à l’outil de mise à jour de Mageia, nécessite une commande manuelle (sudo flatpak upgrade).
  • Proton : Couche de compatibilité de Steam permettant d’exécuter des jeux Windows sous Linux.

CONCLUSION

Mageia 10 (Magadis) confirme sa réputation de distribution stable et fiable, avec une mise à niveau graphique exemplaire qui ne nécessite aucune ligne de commande. Cependant, la coexistence de trois gestionnaires de paquets (URPMI, DNF, Flatpak) crée une fragmentation qui peut dérouter les utilisateurs, surtout pour les mises à jour des logiciels tiers. Adrien résume bien : « de façon générale, l’expérience est très très bonne sur Mageia. Ça fonctionne, il y a pas de surprise, il y a pas de casse ». Le principal message à retenir est que Mageia est un excellent choix pour qui cherche une distribution RPM stable, à condition d’accepter de passer parfois par la ligne de commande pour les paquets non officiels.

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