Installer et utiliser Fedora Linux avec systemd-boot !
Cette vidéo explique comment installer Fedora Linux 44 avec systemd-boot à la place de GRUB 2, en utilisant l’image netinstall de Fedora Server et un paramètre noyau spécifique.

SYNTHÈSE STRUCTURÉE
Pourquoi remplacer GRUB 2 par systemd-boot ?
L’intervenant précise que GRUB 2 est le standard depuis la fin des années 2000, conçu pour gérer à la fois les BIOS Legacy et l’UEFI. Systemd-boot, lui, est un chargeur d’amorçage UEFI uniquement, développé par le projet systemd mais indépendant de systemd lui-même. Il est plus léger et plus simple, mais ne fonctionne que sur des machines UEFI. L’intérêt principal est de répondre à une demande d’utilisateurs souhaitant tester cette alternative sur Fedora.
Prérequis : netinstall et UEFI
Pour installer Fedora avec systemd-boot, il faut obligatoirement utiliser l’image netinstall de Fedora Server (disponible sur le site officiel). Les images live classiques (Workstation, KDE) ne contiennent pas systemd-boot. L’intervenant insiste : « la seule solution pour pouvoir utiliser systemd-boot aujourd’hui, c’est de partir sur une installation à partir de la net install ». De plus, la machine doit disposer d’un firmware UEFI, car systemd-boot ne supporte pas le BIOS Legacy.
Ajouter le paramètre noyau inst.sd
Au démarrage du média netinstall, il faut éditer la ligne de commande GRUB (touche E) et ajouter le paramètre inst.sd à la fin de la ligne linux. Ce paramètre indique à Anaconda (l’installateur) d’installer systemd-boot comme chargeur d’amorçage. L’intervenant montre l’exemple : « sur la ligne Linux, vous ajoutez inst.sd boot l’instruction à l’outil d’installation d’aller installer systemd-boot en lieu et place de GRUB 2 ». Ensuite, on appuie sur F10 pour démarrer.
Sélection de l’édition Fedora dans Anaconda
Une fois l’installateur lancé, on peut choisir n’importe quelle édition de Fedora (Workstation, KDE, etc.) dans la section Sélection de logiciel. L’intervenant précise : « ne vous inquiétez pas, c’est pas parce que c’est l’image serveur que vous ne pouvez pas installer une Fedora avec interface graphique ». Il recommande également de profiter de cette étape pour ajouter des composants supplémentaires comme LibreOffice, afin d’éviter une installation ultérieure.
Partitionnement : XFS par défaut, BTRFS possible
Le partitionnement automatique de la netinstall utilise par défaut LVM avec XFS (héritage de Fedora Server). Pour obtenir le système de fichiers BTRFS (comme sur les images live classiques), il faut passer en mode personnalisé et sélectionner BTRFS. L’intervenant montre comment faire : « dans le menu, vous prenez BTRFS, vous faites cliquer ici pour l’écrire automatiquement et là vous retrouvez ce que vous auriez eu avec les images live classiques ».
Résultat : un système Fedora standard avec systemd-boot
Après installation, le système démarre avec systemd-boot, qui affiche un menu similaire à GRUB (avec les noyaux et l’image rescue). L’intervenant vérifie : « dans /boot, on n’a pas de dossier grub2 ». Les fichiers de configuration de systemd-boot se trouvent dans /boot/efi/systemd/ et le binaire systemd-boot.efi est chargé par l’UEFI. L’écran animé de démarrage est bien présent, comme sur une installation classique.
CONCEPTS CLÉS
- Systemd-boot : chargeur d’amorçage UEFI simple et minimaliste, développé par le projet systemd mais non inclus par défaut dans systemd. Il remplace GRUB 2 sur les machines UEFI.
- Netinstall : image d’installation minimale qui télécharge les paquets depuis Internet, permettant de choisir l’édition et les composants logiciels. Contrairement aux images live, elle inclut systemd-boot.
inst.sd: paramètre noyau passé à Anaconda pour forcer l’installation de systemd-boot comme chargeur d’amorçage.- Anaconda : installateur graphique de Fedora, utilisé ici en version classique (non web) pour configurer le système.
CONCLUSION
L’installation de Fedora avec systemd-boot est parfaitement réalisable, mais nécessite de passer par la netinstall et d’ajouter le paramètre inst.sd. Cela permet d’obtenir un système Fedora standard (Workstation, KDE, etc.) avec un chargeur d’amorçage plus léger et moderne, réservé aux machines UEFI. L’intervenant conclut : « du moment que le système démarre, peu importe le gestionnaire d’amorçage », mais cette méthode offre une alternative intéressante pour les utilisateurs souhaitant tester ou contribuer à l’intégration de systemd-boot dans Fedora.