XFCE's Wayland Preview Release is Horribly, Expectedly Broken
La preview de XFCE sur Wayland (XFWL4) est techniquement brisée non pas à cause de bugs de développement, mais à cause de limitations délibérées du protocole Wayland, ce qui rend impossible une expérience utilisateur équivalente à X11.

SYNTHÈSE STRUCTURÉE
Une preview alpha inévitablement incomplète
Le développeur principal a annoncé le 21 juin la première preview de XFWL4, le compositeur Wayland de XFCE, après six mois de travail. Il précise : « Think of this as an alpha release ». L’intervenant souligne que certains bugs sont normaux pour une alpha, mais que la majorité des problèmes ne viennent pas des développeurs de XFCE.
Des fonctionnalités XFCE cassées par conception
De nombreux réglages et comportements essentiels ne fonctionnent pas sous Wayland :
- Le dialogue des paramètres souris et pavé tactile est inopérant. L’utilisateur doit configurer sa souris sous X11, puis lancer XFCE sous Wayland pour les conserver.
- Le dialogue des espaces de travail, la vue des icônes de fenêtres minimisées, les menus de clic milieu, les raccourcis clavier pour les applications, et la restauration des positions de fenêtres au démarrage sont tous défaillants.
- L’intervenant liste : « Apps will not be able to restore their window positions or workspace on startup ».
Wayland manque de fonctionnalités clés par choix
L’intervenant insiste : « It’s not that Wayland is broken in that there’s bugs. These were issues that they created intentionally ». Les limitations incluent :
- L’absence d’affichage à distance de logiciels sur le réseau.
- La capture d’écran directe par un client nécessite des contournements complexes.
- L’impossibilité de capturer des touches globales (global hot keys).
- L’absence de positionnement de fenêtre piloté par le client, ce qui casse les applications à interface multi-documents (comme KiCad ou des logiciels de CAO).
Un financement gaspillé sur un projet voué à l’échec
XFCE disposait d’environ 52 000 $ de dons en janvier. L’équipe a annoncé vouloir consacrer « a significant portion of the project’s donated funds » à ce portage. L’intervenant juge cette décision « asinine » et « preposterous », car même en cas de succès, l’utilisateur final n’obtient aucun gain de performance, de stabilité ou de fonctionnalité, mais une régression.
Aucun bénéfice utilisateur tangible
L’intervenant compare X11 et Wayland pour l’utilisateur XFCE : « Do I get a performance increase? No. Do I get a stability increase? No. Do I get a functionality increase? No, in fact, I get a functionality decrease ». Il conclut que le portage n’apporte « no clear benefit at all to my usability experience ».
Une motivation politique perçue
L’intervenant cite des réactions de figures du monde open source. Carol Herbst (Red Hat, freedesktop.org) a tweeté : « Welcome XFCE for joining the wokeness desktop club ». Natasha Knox, décrite comme « extreme leftist », a salué le portage en critiquant Xlibre comme « political Nazi software ». L’intervenant interprète ces soutiens comme une validation politique du projet.
XFCE reste utilisable sur X11 aujourd’hui
Actuellement, XFCE est entièrement basé sur X11. L’intervenant rappelle que « XFCE still continues to run great on X11 » et que les utilisateurs peuvent ignorer cette preview. Il estime qu’il n’y a « no path forward » pour un XFCE meilleur sous Wayland que sous X11.
Un avenir incertain pour le projet
L’intervenant prédit que l’équipe XFCE devra choisir entre continuer sur Wayland (au prix d’une expérience dégradée et de dépenses) ou abandonner. Il anticipe un fork X11-only si la direction Wayland est maintenue, comme cela s’est produit avec KDE et le projet Sonic.
Une adoption de Wayland en stagnation
Selon ses données, Wayland et X11 sont à parts égales (~50 % chacun), mais X11 gagne légèrement du terrain. L’intervenant affirme : « There’s no momentum in terms of users actually adopting Wayland », malgré les discours de certaines distributions.
CONCEPTS CLÉS
- XFWL4 : Le compositeur Wayland développé pour XFCE, actuellement en preview alpha.
- Client-driven window positioning : Capacité pour une application de contrôler la position de ses fenêtres, absente de Wayland par conception.
- Global hot key grabbing : Capture de touches globales (ex. raccourcis système), non supportée nativement par Wayland.
- Xlibre : Fork de Xorg visant à maintenir et faire évoluer X11 sur les postes de travail Linux.
CONCLUSION
Le portage de XFCE vers Wayland illustre un conflit fondamental entre les choix architecturaux du protocole Wayland et les besoins des environnements de bureau matures comme XFCE. Même avec un développeur compétent et un financement dédié, les limitations délibérées de Wayland rendent impossible une expérience équivalente à X11. Pour l’utilisateur final, ce projet n’apporte aucun bénéfice concret, seulement des régressions. L’intervenant conclut que la seule issue réaliste est l’abandon du portage ou un fork X11-only, et que les utilisateurs devraient continuer à utiliser XFCE sur X11 sans inquiétude.