SOLUS début du test long terme !
Adrien lance un test long terme de Solus OS (édition Budgie) après 7 ans d’absence, soulignant sa rapidité d’installation, son faible nombre de paquets natifs compensé par Flatpak, et son environnement de bureau Budgie développé en interne.

SYNTHÈSE STRUCTURÉE
Retour sur Solus OS après 7 ans
Adrien explique qu’il n’a pas testé Solus en long terme depuis 2019. Il justifie ce retour par trois raisons : l’évolution de la distribution, l’environnement Budgie développé par l’équipe Solus, et la nécessité d’ajouter Solus à son script de mise à jour automatisé pour ses machines virtuelles Proxmox.
Un catalogue logiciel natif très limité
Le point faible historique de Solus est confirmé : seulement 8 000 paquets dans ses dépôts officiels, contre 68 000 pour Debian ou 76 000 pour Fedora. Adrien cite le site repology.org pour illustrer cet écart : « vous voyez que dans les dépôts de la distribution, on a 8000 paquets. Vous voyez, c’est pas quand même énorme. » Il note que Flatpak compense désormais largement ce manque, ce qui évite à l’équipe de Solus de « dépenser énormément de ressources en interne pour packager plein de logiciels ».
Installation éclair avec Calamares
L’installation via Calamares est bouclée en un peu plus d’une minute. Le partitionnement par défaut crée une partition de 2 Go (jugée « un peu énorme ») et le reste en EXT4, sans swap. Adrien soupçonne l’utilisation de ZRAM, ce qu’il confirme plus tard en voyant 4,1 Go d’espace d’échange dans le moniteur système.
Environnement Budgie : un hybride Gnome/KDE
Budgie utilise Nemo (le gestionnaire de fichiers de Cinnamon) et un panneau de configuration très proche de Gnome. Adrien remarque que le gestionnaire de logiciel est Discover, celui de KDE, ce qui crée une incohérence visuelle : « le thème sombre qui est bien inclus ici aussi bien dans le gestionnaire de fichiers que dans les outils bureautiques et ben il est pas repris sur la Logitech quoi. » Le système reste en X11, pas de Wayland.
Mises à jour rolling release efficaces
Après installation, les mises à jour passent par Discover. Adrien constate que des logiciels Gnome passent de la version 49 à 50, ce qui illustre le caractère rolling release de Solus. Le redémarrage est très rapide, sans accélération vidéo.
Disponibilité des logiciels : dépôts natifs vs Flatpak
Adrien teste plusieurs applications :
- Vivaldi est disponible dans les dépôts Solus (pas de DEB/RPM nécessaire).
- Google Chrome est en Flatpak.
- Discord, Telegram, Steam, Audacity, Strawberry sont dans les dépôts natifs.
- Showtime (lecteur vidéo Gnome) est natif.
- Vorbisgain, MP3gain et fastfetch ne sont pas dans les dépôts.
Il privilégie les paquets natifs quand ils existent, mais utilise Flatpak pour les logiciels propriétaires ou absents.
Commandes de gestion de paquets à vérifier
Adrien admet ne pas maîtriser la syntaxe des commandes Solus : « Je crois que c’est E O PKG un truc comme ça. Mais je sais pas si ça installe ou add. Je sais plus du tout. » Il prévoit de les intégrer à son script de mise à jour automatisé.
Suppression des applications préinstallées
Il supprime Celluloïde et Rambox (qu’il n’aime pas) via Discover, sans rencontrer de problème. Cela montre que le gestionnaire de logiciel permet de désinstaller les applications par défaut.
Performances et consommation mémoire
Au démarrage, le système consomme 1,4 Go de RAM. Le moniteur système affiche 4,1 Go d’espace d’échange, confirmant l’utilisation de ZRAM plutôt que d’une partition swap.
Test long terme à venir
Adrien prévoit un retour d’expérience dans 6 mois à 1 an. Il invite les utilisateurs à partager leurs retours sur Solus en commentaire, notamment sur le matériel testé.
CONCEPTS CLÉS
- Budgie : Environnement de bureau développé par l’équipe Solus, combinant des éléments de Gnome (panneau de configuration) et de Cinnamon (Nemo comme gestionnaire de fichiers).
- ZRAM : Mécanisme de compression de la RAM utilisé comme espace d’échange, évitant une partition swap dédiée.
- EOPKG : Gestionnaire de paquets de Solus (commande
eopkg), équivalent d’aptoudnf. - Flatpak : Système de paquets universel, utilisé ici pour compenser le faible nombre de paquets natifs de Solus.
CONCLUSION
Solus OS 2026 est une distribution rolling release rapide à installer et à utiliser, mais son catalogue logiciel natif reste très limité (8 000 paquets). Flatpak compense ce défaut, mais l’absence de certains outils en ligne de commande (comme fastfetch ou vorbisgain) peut gêner les utilisateurs avancés. L’environnement Budgie, bien que fonctionnel, souffre d’incohérences visuelles entre ses composants Gnome et KDE. Le test long terme permettra de juger de la stabilité et de la pérennité de cette distribution indépendante.