Linux Makes Old Hardware Useful Again is Becoming Less True

Cette vidéo critique vivement l’évolution récente du développement du noyau Linux, accusant la Linux Foundation et les mainteneurs de supprimer massivement le support matériel sous prétexte de l’intégration de l’IA, ce qui érode l’un des arguments historiques majeurs de Linux ...

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SYNTHÈSE STRUCTURÉE

Le mythe fondateur de Linux : faire revivre le vieux matériel

L’intervenant rappelle que Linux a été créé par Linus Torvalds précisément pour faire fonctionner un système Unix sur son ordinateur personnel 386, sans avoir à payer. Pendant des décennies, la promesse de « donner une seconde vie aux vieux PC » a été un moteur d’adoption majeur. Il cite : « Put Linux on that aging computer and see it come to life again. See it scream like never before. » Ce positionnement a attiré des millions d’utilisateurs, notamment après l’abandon de Windows Vista.

Un changement radical : la suppression massive de pilotes

L’intervenant affirme que la tendance s’est inversée : les mainteneurs du noyau suppriment désormais des pilotes pour des plateformes matérielles anciennes mais encore utilisées, comme les processeurs 386 et 486, des pilotes Ethernet, des pilotes de souris, etc. Il précise que ces suppressions ne sont pas motivées par des bugs réels rencontrés par des utilisateurs, mais par des rapports générés par des IA : « The AI says the code isn’t very good, so we have to get rid of it. »

La Linux Foundation assume : l’IA comme justification officielle

L’intervenant insiste sur le fait que la Linux Foundation a officiellement déclaré que la réduction du support matériel était liée à sa volonté d’intégrer davantage l’IA dans le développement. Il cite des captures d’écran de discussions où des mainteneurs justifient la suppression de pilotes par l’intérêt que les LLM y portent. Ce n’est pas une interprétation personnelle, mais une position assumée : « This isn’t my assumption. This is the Linux Foundation’s stated reason for removing hardware support. »

Deux arguments contradictoires sur l’IA

L’intervenant souligne une contradiction flagrante dans le discours des développeurs du noyau. D’un côté, ils affirment que l’IA rend les développeurs 100 à 1 000 fois plus productifs, permettant d’ajouter plus de fonctionnalités et de support matériel. De l’autre, ils justifient la suppression de pilotes en expliquant que l’IA les submerge de code à réviser et de rapports de bugs théoriques. Il résume : « They’re making exactly competing arguments about what we’re getting out of AI. »

Des records de commits IA, mais aucun bénéfice visible

L’intervenant note que chaque mois depuis le début de l’année bat le record du nombre de commits écrits par IA dans le noyau. Pourtant, il observe qu’aucun gain tangible n’est visible pour l’utilisateur final : pas d’amélioration de performance, pas de stabilité accrue, pas de réduction du bloat, et surtout une diminution du support matériel. Il conclut : « I can’t find a gosh darn thing. Certainly not from the Linux kernel side of things. »

La pression sur les utilisateurs : choisir entre vieux matériel et Linux moderne

Des témoignages d’utilisateurs commencent à affluer sur les forums et réseaux sociaux : des personnes qui utilisaient Linux sur toutes leurs machines, anciennes et récentes, se voient contraintes d’abandonner les versions modernes sur leur vieux matériel. L’intervenant rapporte : « I’ll have to stop using Linux on those, too. Or I’ll have to use very, very old Linux. » Cela pousse les utilisateurs hors de l’écosystème Linux moderne.

Le coût du support matériel : un faux argument

L’intervenant répond à l’argument selon lequel supporter du vieux matériel coûte cher. Il reconnaît que c’est vrai, mais souligne que ce n’est pas la raison invoquée par la Linux Foundation. La seule chose qui a changé dans le processus de développement, c’est l’introduction de l’IA. Les pilotes supprimés fonctionnaient parfaitement et ne nécessitaient aucun développement supplémentaire : « Had AI not been introduced into the Linux kernel development process, there is every reason to believe that those hardware drivers would not have been removed. »

Les motivations cachées : pousser à l’achat de nouveau matériel

L’intervenant suggère que la suppression du support matériel pourrait être motivée par la volonté de forcer les utilisateurs à acheter du nouveau matériel. Il rappelle que le conseil d’administration de la Linux Foundation est composé en grande partie de fabricants de matériel : Huawei, Qualcomm, Fujitsu, Toshiba, Panasonic, Hitachi, Microsoft, Meta, etc. Il pose la question rhétorique : « Why would you remove support for those devices from your operating system? »

La Linux Foundation se détourne du noyau au profit de l’IA

L’intervenant observe que la Linux Foundation investit désormais massivement dans l’IA, créant même deux sous-fondations dédiées à la monétisation de l’IA (tokens et bonnes pratiques). Il rappelle aussi des dérives passées, comme l’intérêt pour les vaccins et les passeports vaccinaux. Il conclut que la fondation souffre de problèmes de focus et que l’IA est devenue sa priorité absolue.

L’IA : des résultats contrastés selon les projets

L’intervenant reconnaît que l’IA peut être utile dans certains contextes. Il cite son expérience personnelle : il a utilisé des agents IA pour générer des clones fonctionnels de Lotus 123 en C, pour plusieurs plateformes rétro, avec une qualité de code surprenante. Il cite aussi DHH, créateur d’Omari Linux, qui déclare : « This is simply the most fun I’ve ever had with a computer. » Mais il nuance : ces succès ne compensent pas les dégâts dans le noyau.

Le noyau Linux : un désastre annoncé à cause de l’IA

L’intervenant conclut que le noyau Linux est aujourd’hui objectivement moins bon à cause de l’IA. Il liste les pertes : fonctionnalités supprimées, support matériel réduit, et aucun gain mesurable. Il précise : « AI has so far been a clear disaster. » Il appelle à une vigilance accrue dans les mois à venir, tout en reconnaissant que l’IA pourrait évoluer positivement.

La liberté de critique : un luxe financé par les abonnés

L’intervenant termine en remerciant les abonnés du Lunduke Journal, car il affirme que les grandes entreprises sponsorisées (Red Hat, IBM, Canonical, Microsoft) sont toutes « all in » sur l’IA et ne toléreraient pas une critique aussi frontale. Il explique : « You can’t point out that it’s been an unmitigated disaster for the Linux kernel. That’s going to cost shareholders billions if that word gets out. »

CONCEPTS CLÉS

  • Linux Foundation : organisation à but non lucratif qui finance et soutient le développement du noyau Linux, mais aussi de nombreux autres projets open source, dont des initiatives liées à l’IA.
  • LLM (Large Language Model) : modèle d’IA générative capable de produire du code, des analyses ou des rapports, utilisé de plus en plus dans le développement du noyau.
  • Pilote de périphérique : module du noyau qui permet au système d’exploitation de communiquer avec un composant matériel (carte réseau, souris, processeur, etc.).
  • Commit : enregistrement d’une modification dans un système de gestion de versions comme Git. Un commit peut être écrit par un humain ou généré par une IA.
  • Bloat : terme péjoratif désignant l’augmentation inutile de la taille ou de la complexité d’un logiciel, souvent au détriment de la performance.

CONCLUSION

Le message principal de cette vidéo est que l’intégration massive de l’IA dans le développement du noyau Linux a un coût concret et visible : la suppression de pilotes matériels fonctionnels, au détriment des utilisateurs de vieux matériel.

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