Why are Ubuntu & GNOME Obsessed with Making Software Worse

Cette vidéo dénonce une tendance systématique dans l’industrie du logiciel (Gnome, Ubuntu, Microsoft) à imposer des interfaces et des composants que les utilisateurs rejettent massivement, même après des années d’exposition, et à ignorer les retours pour des raison...

Voir la source

SYNTHÈSE STRUCTURÉE

Le rejet persistant de Gnome Shell

L’intervenant compare Gnome 2 et Gnome 50 (version actuelle) via un sondage : 65 % des votants préfèrent l’ancienne interface. Il souligne que Gnome Shell, introduit il y a 15 ans avec Gnome 3, n’a jamais conquis la majorité des utilisateurs. « 15 years later, right, we’ve had over a decade and a half to get used to it and we’re not. » Le problème n’est donc pas une simple résistance au changement, mais un désaveu durable.

Le cas Ubuntu : forcer des réécritures Rust buggées

L’orateur critique la volonté de Canonical de remplacer les utilitaires GNU GPL par des réécritures en Rust sous licence MIT, malgré des bugs massifs. Il cite un développeur déclarant que ces outils sont « so subpar I don’t even have words ». Il ajoute que Canonical a « literally commissioned a study to study how many bugs there are in the new stuff, determined there’s a lot, fixed a couple, and then forced it on you anyway. »

Windows 11 vs Windows 2000 : 83 % préfèrent l’ancien

Un second sondage montre que 83,1 % des votants jugent l’interface de Windows 2000 meilleure que celle de Windows 11. L’intervenant oppose ce rejet à l’enthousiasme historique pour Windows 95, qui avait pourtant opéré une transition bien plus radicale depuis Windows 3.1. « People were excited about it. » Il en conclut que le problème n’est pas la nostalgie, mais la dégradation objective des interfaces modernes.

L’argument de la nostalgie réfuté par l’histoire

Pour démontrer que le rejet n’est pas un biais rétrograde, il rappelle le lancement de Windows 95 : files d’attente, fêtes, chanson des Rolling Stones. « If you had this similar poll on X back then… 80+% of people would say Windows 95. » La différence ? Windows 95 apportait une réelle amélioration, contrairement aux versions récentes.

La perte d’enthousiasme pour les nouvelles versions

L’intervenant témoigne de son expérience de journaliste tech : les articles sur Ubuntu 6.07 ou 8.04 généraient des centaines de milliers de clics, tandis qu’aujourd’hui une sortie Ubuntu « gets hundreds of clicks ». Même constat pour Gnome : « It’s like pulling teeth to get anyone to care at all. » La cause identifiée est que chaque version est perçue comme une régression.

Une décision consciente des organisations

L’orateur affirme que les entreprises (Microsoft, Canonical, Gnome Foundation, Red Hat) mènent des études, des groupes de test et des sondages, et choisissent délibérément d’ignorer les retours. « They’ve made that conscious decision. » Il cite l’exemple de Canonical qui a commandé une étude sur les bugs, en a corrigé quelques-uns, puis a livré le logiciel défectueux quand même.

Mac OS : un cas plus nuancé

Un sondage sur Mac OS 9.2 vs Mac OS 26 (Tahoe) donne 57 % pour le moderne et 43 % pour l’ancien. L’intervenant note que ce résultat plus équilibré reflète une base d’utilisateurs plus satisfaite, mais il précise qu’il voterait personnellement pour Mac OS 9.2, jugeant son design supérieur.

L’absence de fork majeur de Gnome 2

Malgré le rejet de Gnome Shell, aucune distribution majeure (Red Hat, SUSE, Ubuntu) n’a repris MATE (fork de Gnome 2) comme environnement par défaut. L’orateur estime que si une grande distro le faisait, « I think it would overtake the modern Gnome 50 like that. »

CONCEPTS CLÉS

  • Gnome Shell : Interface utilisateur introduite avec Gnome 3, remplaçant le paradigme classique de Gnome 2 (panneaux, menus, bureau traditionnel) par un modèle centré sur les activités et les espaces de travail.
  • MATE : Fork de Gnome 2 qui maintient l’interface et les fonctionnalités de l’ancienne version, toujours maintenu et utilisé par certaines distributions (Linux Mint).
  • Réécriture Rust : Remplacement d’utilitaires système (ex. coreutils) par des versions écrites en Rust, souvent sous licence MIT, ce qui change à la fois le langage et les termes de licence (GPL → MIT).
  • Rose-colored glasses : Biais de nostalgie qui ferait idéaliser le passé. L’intervenant le réfute en montrant que Windows 95 a été immédiatement adopté malgré un changement radical.

CONCLUSION

Le message principal est que les grandes organisations logicielles imposent délibérément des évolutions que les utilisateurs rejettent, même après des années d’exposition, et que ce phénomène tue l’enthousiasme pour les nouvelles versions. L’intervenant appelle à une prise de conscience : tant que les développeurs et les fondations continueront à ignorer les retours utilisateurs, le logiciel « libre » perdra sa légitimité et son attrait. Pour un administrateur système, cela signifie qu’il faut parfois résister aux mises à jour imposées, évaluer les forks communautaires (MATE, Xfce) et exiger des changements réellement bénéfiques plutôt que des régressions déguisées en progrès.

Du même canal

Tout voir