Ubuntu Now Has Higher System Requirements Than Windows
Ubuntu Linux, autrefois symbole de légèreté, impose désormais des exigences système plus élevées que Windows 11, marquant un virage vers un "bloat" logiciel que l'auteur dénonce comme une trahison de ses principes fondateurs.

SYNTHÈSE STRUCTURÉE
Des exigences techniques désormais supérieures à Windows
L’auteur constate avec ironie et amertume que les exigences minimales officielles d’Ubuntu 26.04 LTS dépassent désormais celles de Windows 11. Il cite les chiffres : Ubuntu requiert un processeur dual-core à 2 GHz (contre 1 GHz pour Windows) et 6 Go de RAM (contre 4 Go). “This is a real thing. Not just a little bit higher. Twice the CPU speed requirements and 50% more RAM requirements than Windows.”
La croissance “obscène” de la taille des installations
L’évolution de la taille des images d’installation est pointée du doigt comme un symptôme du bloat. L’auteur se souvient avec nostalgie de l’époque où une distribution tenait sur un CD de 640 Mo. Aujourd’hui, l’ISO d’Ubuntu est décrite comme “huge” et “insane”, une inflation qui contraste avec le gain modeste de fonctionnalités réellement nouvelles pour l’utilisateur final.
Une perte d’identité et d’avantage compétitif
Le cœur du propos est que Linux, et Ubuntu en tête, a perdu son principal argument face à Windows : la capacité à faire revivre du matériel ancien. “There was a time when we as Linux users could point to Microsoft Windows and laugh and mock them… ‘Come to Linux. Make that old hardware scream.’ Ubuntu Linux cannot with a straight face say that anymore.” Cet avantage historique s’est évanoui.
Des bénéfices utilisateur disproportionnés
L’auteur remet en cause la valeur ajoutée de cette croissance exponentielle. Il affirme que les fonctionnalités essentielles étaient déjà présentes il y a 20 ans, avec Ubuntu 6.04, qui était “fast”, “stable” et “easy to use”. Les améliorations réelles (comme une meilleure compatibilité) ne justifieraient pas, selon lui, une telle explosion des besoins en ressources.
Une direction technique critiquable
La critique s’étend aux choix techniques d’Ubuntu, notamment le remplacement de code éprouvé (comme des outils GNU) par des réécritures en Rust, décrites comme plus volumineuses, plus gourmandes en RAM et moins testées. Ce mouvement contribuerait à rendre le système “less well tested, slower, bigger” sans garantie de stabilité.
L’éloge de la simplicité en contrepoint
En opposition au bloat dénoncé, l’auteur vante la philosophie minimaliste de son propre site, The Lunduke Journal, présenté comme “a single HTML page, no JavaScript”. Ce modèle est érigé en idéal d’efficacité et d’indépendance, contrastant volontairement avec la complexité croissante des grands projets.
CONCEPTS CLÉS
- Bloat / Bloatware : Terme péjoratif désignant l’inflation injustifiée de la taille et des exigences d’un logiciel, sans gain fonctionnel proportionnel.
- LTS (Long-Term Support) : Version d’Ubuntu bénéficiant d’une support technique et de mises à jour de sécurité étendu sur plusieurs années.
- ISO : Image disque d’un système d’exploitation, utilisée pour créer un support d’installation (clé USB, DVD).
- Rust : Langage de programmation moderne, privilégié pour sa sécurité, mais dont la réécriture de composants existants est ici critiquée pour ajouter de la complexité.
CONCLUSION
Le message principal est un constat désillusionné : Ubuntu, distribution phare de Linux, a succombé à la même logique d’engraissement logiciel (“bloat”) que ses concurrents propriétaires, au point de perdre son âme et son avantage distinctif historique 🐧. Cette évolution est jugée d’autant plus regrettable qu’elle ne s’accompagne pas, selon l’auteur, d’avancées révolutionnaires pour l’utilisateur. Il en appelle implicitement à un retour aux fondamentaux de légèreté, d’efficacité et de pérennité qui faisaient la force du logiciel libre. Ce plaidoyer dépasse le simple cas d’Ubuntu et interroge la trajectoire de toute l’industrie du logiciel vers une complexité toujours croissante.