ALTCOINS le cycle précédent recommence EXACTEMENT (choqué..)
L’intervenant explique que le cycle des altcoins est dicté par la liquidité mondiale et la politique des banques centrales, et qu’un vrai bullrun altcoin ne pourra pas démarrer sans un nouveau quantitative easing, même si Bitcoin pourrait se maintenir grâce à son halving.

SYNTHÈSE STRUCTURÉE
Le cycle des altcoins est corrélé à la liquidité mondiale, pas à la magie
L’intervenant insiste sur le fait que les cycles crypto ne sont pas aléatoires : « C’est pas magique. C’est pas maintenant on se réveille, on se dit tiens, on va acheter des altcoin et du Bitcoin, on va spéculer sur ce genre d’actif. Non, il y a des événements. » Pour Bitcoin, il cite les ETF et le halving comme catalyseurs. Pour les altcoins, c’est la politique monétaire des banques centrales, surtout américaines, qui joue le rôle principal. Il introduit deux concepts clés : le QT (quantitative tightening) et le QE (quantitative easing), qui correspondent respectivement au retrait et à l’ajout de liquidités par la Fed.
Le rôle central de la Fed et des autres banques centrales
L’intervenant montre que le cycle de 2017 a été porté par la BCE, la Chine et le Japon, même si les États-Unis étaient en contraction. Il précise : « Il y a pas que les États-Unis, il y a aussi les autres banques centrales du monde. » Il utilise la liquidité globale mondiale comme indicateur de corrélation avec les cycles Bitcoin et altcoins. Il rappelle que le QT massif de janvier 2018 a coïncidé avec le bear market, et que la fin du QT en août 2019 a marqué un bottom pour les altcoins contre Bitcoin.
Le QT actuel est le plus long et le plus massif de l’histoire
L’intervenant souligne que le QT actuel, qui a débuté en avril 2022, est le plus important jamais vu, après le plus gros QE de l’histoire (post-Covid). Il explique : « Tu imprimes beaucoup d’argent, imaginons tu imprimes 10 000 milliards, tu vas cramer 3 000 ou 4 000 milliards. » Il précise que ce QT a duré jusqu’en décembre 2025, ce qui rend les altcoins peu attractifs en l’absence d’expansion monétaire. Il note aussi que le Japon est entré en QT en juillet 2024, un fait nouveau qui pèse sur la liquidité mondiale.
Les altcoins sous-performent Bitcoin tant que le QE n’est pas là
L’intervenant compare le marché actuel des altcoins à la phase de consolidation de 2015-2017. Il prévient : « 90 % des altcoins que vous allez acheter, vous allez sous-performer Bitcoin très probablement. » Il explique que si Bitcoin monte, les altcoins monteront moins, et si Bitcoin chute, les altcoins chuteront plus. Il voit une fenêtre de bottom possible, mais pas encore de force haussière. Il évoque une consolidation qui pourrait durer jusqu’à deux ans avant un breakout, comme lors du cycle précédent.
Deux scénarios pour le prochain QE : soft landing ou reset
L’intervenant distingue deux chemins possibles vers un nouveau QE. Le soft landing : l’économie atterrit en douceur, les taux baissent lentement, mais cela pourrait prendre des années, avec des taux élevés jusqu’en 2028-2029. Le reset : un effondrement économique rapide, comparable au Covid, qui forcerait la Fed à baisser les taux brutalement. Il précise : « Franchement, je vous le dis, c’est le meilleur scénario qui peut arriver pour relancer rapidement du quantitatif easing. » Il mentionne aussi la nouvelle approche de Kevin Warsh, potentiel président de la Fed, qui pourrait maintenir des taux élevés tout en pratiquant un QE modéré.
Le conflit Iran-États-Unis comme déclencheur potentiel d’un reset
L’intervenant identifie le conflit entre l’Iran et les États-Unis comme un facteur de risque majeur. Si les prix du pétrole dépassent 100-120 dollars, la Fed serait obligée de monter les taux pour lutter contre l’inflation, ce qui pourrait casser la demande et provoquer un ralentissement économique. Il décrit un scénario en cascade : pic d’inflation, hausse des taux en express, effondrement de l’économie, puis baisse rapide des taux pour relancer la machine. Il précise que ce scénario pourrait faire baisser le Bitcoin sous son niveau actuel, ou le ramener vers ses plus bas, comme en 2020.
Les indicateurs économiques à surveiller pour anticiper un reset
L’intervenant propose de suivre plusieurs indicateurs : le PIB, les NFP (emplois non agricoles), le taux de chômage, la demande mondiale de pétrole. Il considère le chômage mondial comme l’un des meilleurs signaux : « Si ça commence à remonter, ça pourrait être un premier indicateur. » Il note que le chômage remonte doucement depuis 2023, notamment en France et aux États-Unis, mais sans accélération nette pour l’instant. Il a préparé un tableau de 11 signaux : 5 favorables à un reset dans les 6-12 prochains mois, 5 ambigus, 9 contre. Conclusion : pas de reset immédiat, mais le conflit Iran-États-Unis pourrait changer la donne.
Bitcoin est partiellement protégé par son halving
L’intervenant explique que Bitcoin a sa propre dynamique grâce au halving, qui double le prix de production et donc la valeur fondamentale. Il précise : « En avril 2028, le prix de production moyen passera entre 16 000 et 90 000 dollars. » Il note que le hash rate est en consolidation, voire en baisse, car l’intelligence artificielle attire les mineurs vers des installations hybrides. Il mentionne que la plupart des deals de conversion vers l’IA commenceront en 2027-2028, ce qui pourrait encore faire chuter le hash rate. Mais il relativise : Bitcoin n’a pas besoin de QE pour survivre, contrairement aux altcoins.
Pas d’alt season avant un QE, mais des coups ponctuels possibles
L’intervenant conclut que l’alt season n’est pas pour tout de suite. Il admet qu’il peut y avoir des opportunités sur certains actifs qui surperforment Bitcoin temporairement, mais prévient : « Ça va pas durer très longtemps. » Il recommande de rester prudent et de surveiller les indicateurs macroéconomiques pour anticiper le prochain cycle.
CONCEPTS CLÉS
- Quantitative Easing (QE) : politique monétaire où la banque centrale rachète des titres et injecte des liquidités dans l’économie, souvent en imprimant de la monnaie. Favorable aux actifs risqués comme les cryptos.
- Quantitative Tightening (QT) : politique inverse, où la banque centrale retire des liquidités et réduit sa balance. Défavorable aux actifs risqués.
- Liquidité globale mondiale : somme des bilans des principales banques centrales (Fed, BCE, Banque du Japon, Banque de Chine, etc.). Utilisée comme indicateur de corrélation avec les cycles crypto.
- Soft landing : scénario où l’économie ralentit sans entrer en récession, permettant à la Fed de baisser les taux progressivement.
- Reset : effondrement économique rapide et violent, comparable au Covid, qui force la Fed à baisser les taux brutalement et à relancer un QE massif.
- Halving : événement qui divise par deux la récompense des mineurs de Bitcoin, réduisant l’offre nouvelle et augmentant le prix de production moyen.
- Hash rate : puissance de calcul totale du réseau Bitcoin. Sa baisse peut indiquer une moindre rentabilité pour les mineurs.
CONCLUSION
Le message principal est que le marché des altcoins est structurellement dépendant de la liquidité mondiale, et qu’un bullrun durable ne pourra pas démarrer sans un nouveau quantitative easing. Bitcoin, grâce à son halving, pourrait se maintenir ou progresser indépendamment, mais les altcoins resteront vulnérables. L’intervenant recommande de surveiller les indicateurs macroéconomiques (chômage, PIB, pétrole) et les décisions de la Fed pour anticiper le prochain cycle. Il privilégie le scénario d’un reset comme déclencheur le plus rapide, mais reconnaît que rien n’est certain. En attendant, il conseille la prudence et la sélectivité dans les investissements en altcoins.