KDE Plasma 6.7 Is Shaping Up To Be Amazing

Après 21 ans d'attente, KDE Plasma a enfin implémenté, via une contribution externe, les espaces de travail virtuels indépendants par écran, une fonctionnalité essentielle pour les utilisateurs de configurations multi-moniteurs.

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SYNTHÈSE STRUCTURÉE

Le problème historique des espaces de travail “virtuels”

Dans KDE Plasma, jusqu’à récemment, changer d’espace de travail faisait basculer tous les écrans simultanément. Ce modèle, hérité d’une époque où les multi-écrans étaient rares, traite les espaces comme des “bureaux virtuels” globaux plutôt que comme des espaces indépendants par moniteur. L’intervenant explique : “On basically every window manager… if I go to workspace 2 on my main monitor, my secondary monitor stays on workspace one.” Cela limitait la flexibilité, notamment pour des workflows comme garder OBS ou des notes visibles sur un écran tout en changeant de contexte sur un autre.

La solution “hack” intermédiaire

Une première tentative de résolution partielle, appelée “virtual desktops only on primary”, a été fusionnée. Elle permettait à l’écran principal de changer d’espace de travail indépendamment, tandis que tous les écrans secondaires partageaient un seul et même espace. L’intervenant qualifie cette approche de “hack” : c’était une amélioration pour la majorité des cas d’usage, mais pas une solution complète et élégante au problème.

La solution finale : des bureaux par écran

La vraie solution est arrivée avec un ensemble de correctifs intitulé “Virtual desktops add per output desktops”. Une fois l’option “switch desktops independently for each screen” activée, chaque écran peut afficher un espace de travail différent et les changer de manière autonome. L’intervenant se réjouit : “Finally, finally, KDE is vastly more usable and it’s not going to annoy me trying to use this environment.” Comme toujours avec KDE, cette fonctionnalité est optionnelle et coexiste avec l’ancien modèle.

Une contribution externe et l’usage de l’IA

Le développeur à l’origine de cette fonctionnalité n’est pas un contributeur historique de KDE, mais un programmeur PHP qui a vu là “an interesting challenge to work on”. Il a utilisé des outils d’IA (OpenAI Codex) de manière assistive et transparente : pour générer un prototype limité (qu’il a ensuite réécrit), pour du débogage, et pour revoir son code. Aucun code généré par IA n’a été soumis directement. Cela illustre une utilisation pragmatique et responsable de ces outils dans le développement open source.

Limitations et différences avec d’autres gestionnaires de fenêtres

L’implémentation actuelle a des spécificités dont il faut être conscient :

  • Pas de système par “tags” : Contrairement à DWM ou Awesome WM, on ne peut pas fusionner ou superposer des espaces de travail.
  • Raccourcis liés à l’écran actif : Les raccourcis clavier changent l’espace de travail de l’écran où se trouve le focus. On ne peut pas, depuis l’écran 1, changer l’espace de l’écran 2.
  • Espace de travail global, affichage indépendant : Il n’est pas possible d’avoir des ensembles d’espaces de travail différents par écran (ex: écrans 1-3 sur l’écran de gauche, 4-6 sur celui de droite). Comme le souligne un commentaire cité : “Your focus gets moved to the left screen… while on the right screen, you still see apps from desktop 2.”
  • Compatibilité : La fonctionnalité ne fonctionne que sous Wayland, ce qui est cohérent avec la feuille de route de KDE qui abandonne progressivement X11.

Gestion des bugs et des cas particuliers

Comme toute nouveauté majeure, l’implémentation a rencontré des bugs, rapidement corrigés grâce aux retours des testeurs (ex: problème de placement des fenêtres après la mise en veille des écrans, conflit avec l’outil de capture d’écran). La fonctionnalité interagit aussi avec les Activités KDE, une fonction peu utilisée : le changement d’Activité affecte toujours tous les écrans, mais chaque Activité mémorise désormais le dernier bureau utilisé par écran.

CONCEPTS CLÉS

  • Espaces de travail (Virtual Desktops/Workspaces) : Environnements de bureau séparés pour organiser les fenêtres.
  • Modèle par écran (Per-output/Per-screen desktops) : Chaque moniteur physique peut afficher un espace de travail différent et indépendant.
  • Wayland : Protocole de serveur d’affichage moderne remplaçant X11, désormais prioritaire pour KDE.
  • Activités KDE : Fonctionnalité distincte des espaces de travail, permettant de créer des profils d’environnement complets (applications, paramètres) pour différents contextes (travail, loisirs).

CONCLUSION

L’arrivée des espaces de travail indépendants par écran dans KDE Plasma est une avancée majeure qui comble un fossé de longue date avec d’autres environnements de bureau et gestionnaires de fenêtres. Elle démontre la vitalité du projet, capable d’intégrer des contributions externes de qualité et d’adopter des outils modernes comme l’IA de manière pragmatique. Pour l’intervenant, c’est la fonctionnalité qui “made perfect sense why it worked the way it did” historiquement, mais dont l’absence était rédhibitoire. Son implémentation, même avec ses limites initiales, rend KDE “really, really compelling” pour les utilisateurs exigeants de setups multi-écrans, et symbolise le “generational run” que connaît actuellement l’environnement.

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