I was wrong about SteamOS

L’intervenant revient sur son scepticisme passé concernant SteamOS et reconnaît que Valve travaille sérieusement à une version généralisée de SteamOS pour PC de bureau, avec support NVIDIA et installation simplifiée, ce qui pourrait transformer le paysage du gaming Linux.

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SYNTHÈSE STRUCTURÉE

Prix des Steam Machines : cher, mais pas déraisonnable dans un marché déformé

Le prix de la Steam Machine de base (512 Go, sans manette) est de 1 049 $ US, et le modèle 2 To avec manette atteint 1 428 $. En Australie, cela grimpe à 2 228 $ pour le haut de gamme. L’intervenant explique que ce prix reflète la réalité du marché : « The price of the Steam machine isn’t actually that crazy compared to everything else. And that’s the craziest thing. » Il souligne que construire un PC équivalent coûte environ 979 $ avec des composants bas de gamme, mais que la Steam Machine intègre une carte personnalisée, un format compact et des fonctionnalités comme la connexion de plusieurs manettes. Il met en garde contre les économies excessives : « If you want to go like absolute bare minimum system, you can get something around $979 American. This does mean you are going with one of the worst possible power supplies on the entire market that probably isn’t going to light your house on fire. I can’t say for sure that it isn’t though. »

Valve ne prend pas de perte sur le matériel, contrairement aux consoles

Contrairement aux consoles traditionnelles vendues à perte, Valve ne peut pas se permettre ce modèle car les utilisateurs ne sont pas captifs de l’écosystème Steam : « You don’t have to play any Steam games on the Steam machine. You can emulate stuff. You can just play your existing library and never purchase another game again. » L’intervenant estime qu’une perte de 250 $ par unité serait nécessaire pour atteindre les prix espérés, ce qui n’est pas viable sans garantie de revenus récurrents.

Les prix des RAM : un problème systémique lié à l’IA

L’intervenant cite un extrait de l’interview de Gamers Nexus où un représentant de Valve explique qu’ils n’ont aucun contrat avec les fournisseurs de RAM : « They give us a price every month or something, and they say, you can buy that many, and it’s yes or no. And if we say no, then they never talk to us again. » La raison ? « The AI companies are gonna dump 500 billion dollars into RAM. So why do they care if some system integrator is buying the RAM or not? » Cela illustre pourquoi même Valve ne peut pas obtenir des prix de gros avantageux.

SteamOS pour PC de bureau : une promesse enfin concrète

L’intervenant admet s’être trompé : « I have said many, many times, don’t bother waiting for general purpose SteamOS. It’s not coming. » Mais une interview de Pierre-Loup Griffais par The Verge change la donne. Valve travaille activement à un support NVIDIA et à un installateur dédié. L’intervenant précise : « Valve says that starting with SteamOS 3.8 release, you can put together your own Steam machine using whatever PC parts you want. » Cela inclut une compatibilité améliorée avec les plateformes Intel et AMD récentes.

Le support NVIDIA : le vrai game-changer

L’intervenant souligne que la gestion des pilotes NVIDIA sous Linux a toujours été un cauchemar : « Setting up your NVIDIA drivers has been kind of a nightmare, and then distros like Fedora, which are in America and have to deal with all this code trademark nonsense, haven’t even been able to ship the proprietary drivers. » Si Valve parvient à intégrer proprement les pilotes NVIDIA dans SteamOS, cela pourrait convaincre les utilisateurs réticents : « If Valve can actually come along and entirely iron out that problem, not have these two separate versions like you have with Bazzite, you just install SteamOS, it installs everything in the background that you need, and it just works with NVIDIA? »

Limitations actuelles : pas de dual boot ni de multi-disques

L’installateur SteamOS n’est pas encore prêt pour une utilisation généralisée. Griffais précise : « There’s not yet an install wizard where you can easily, you know, move another OS out of the way and partition your hard drive. Doing this and having support for multiple drives, I think are a very key thing that needs to be there before any sort of general recommendation. » L’intervenant confirme que pour l’instant, il faut « jank the recovery image onto this unsupported hardware », un processus bien moins simple que l’installation d’une distribution Linux classique.

Proton et la maturité du gaming Linux

L’intervenant compare la situation actuelle à celle des premières Steam Machines : « Proton didn’t exist at that time. They wanted to go down the route of native games, bring developers natively to the platform. That just didn’t happen. » Aujourd’hui, Proton est mature, et l’intervenant constate : « A lot of people are now seeing, hey, you actually can game on this Linux system. This isn’t just this like thing for nerds now who want a system that barely functions. » Il nuance toutefois avec le problème de l’anti-cheat, mais estime que pour la majorité des jeux, l’expérience est fluide.

Valve : une entreprise aux intérêts alignés avec les utilisateurs (pour l’instant)

L’intervenant rappelle que Valve n’est pas une organisation caritative : « Valve is a company. They’re not just doing things to make the world better, to just magically improve the Linux gaming space, it’s just a lot of the interests of Valve also tend to align with a lot of the interests of the consumers as well in most things. » Il cite le travail de Valve avec KDE et le support des pilotes NVIDIA comme preuve de cet alignement. Même si la Steam Machine ne se vend pas, l’intervenant est satisfait : « Overall, I’m happy with what Valve is doing. Even if the Steam Machine itself doesn’t sell that well, I’m still happy with what they have done and what they’re continuing to do to Linux as a platform. »

CONCEPTS CLÉS

  • SteamOS 3.8 : Version de SteamOS qui introduit le support des PC de bureau avec des composants standards (Intel, AMD, et bientôt NVIDIA).
  • Proton : Couche de compatibilité développée par Valve permettant d’exécuter des jeux Windows sous Linux sans portage natif.
  • Bazzite : Distribution Linux basée sur Fedora, conçue pour offrir une expérience proche de SteamOS sur du matériel non officiel.
  • HDMI CEC : Protocole permettant de contrôler plusieurs appareils HDMI avec une seule télécommande. Non supporté par SteamOS pour l’instant.
  • VirtIO : Pilotes paravirtualisés pour machines virtuelles, permettant d’améliorer les performances de SteamOS en tant qu’invité.

CONCLUSION

L’intervenant reconnaît que Valve est en train de concrétiser une vision longtemps attendue : un SteamOS généralisé, avec un installateur simple et un support NVIDIA natif. Même si la Steam Machine officielle est chère, l’essentiel est ailleurs : Valve ouvre la voie à une alternative crédible à Windows pour le gaming, en s’appuyant sur la maturité de Proton et en résolvant les problèmes historiques de Linux (pilotes NVIDIA, installation simplifiée). Pour l’administrateur système, cela signifie qu’il est désormais envisageable de recommander SteamOS à des utilisateurs non techniques, à condition de respecter les limitations actuelles (pas de dual boot, pas de multi-disques). Le message clé : « Don’t stop the Steam. »

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