Every Linux User Must Care About The MPEG 4 Patents

La vidéo explique que les derniers brevets majeurs du format MPEG-4 Part 2 (visual) viennent d’expirer, mais que le vrai soulagement pour Linux viendra seulement après 2030, quand les brevets H.264 tomberont à leur tour, libérant enfin le cœur du format MP4.

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SYNTHÈSE STRUCTURÉE

Le problème historique des brevets MPEG-4

Le format MP4, bien qu’omniprésent, repose sur des spécifications MPEG-4 dont certaines parties sont restées couvertes par des brevets. Cela crée un « bizarre legal spiderweb » (toile d’araignée juridique) où personne ne veut vraiment s’aventurer. Les développeurs open source, les distributions Linux et les utilisateurs se renvoient la responsabilité, chacun espérant ne jamais être attaqué en justice. L’intervenant résume : « Nobody is actually dealing with the patents. Everybody is just kind of like passing the problem along and hoping that nothing happens here. »

Le rôle central de FFmpeg et des distributions

Sur un système Linux, vous pouvez lire un fichier MP4 sans problème apparent. C’est parce que FFmpeg, sur lequel repose presque tout l’écosystème multimédia, distribue uniquement le code source. Les binaires sont compilés par les distributions, qui se retranchent derrière l’utilisateur final pour la licence. L’intervenant précise : « The logic is that they are not distributing the support for this, because FFmpeg, all they’re doing, they’re distributing the source code. So then it is on the distros, because the distros, they’re distributing the binaries. »

Les 34 parties de la norme MPEG-4

Le standard MPEG-4 compte 34 parties, mais seules six sont vraiment critiques : les parties 1, 2, 3, 6, 10 et 14. Les autres peuvent être ignorées sans conséquence majeure. L’intervenant insiste : « These are the ones which are considered core to supporting MP4. Anything else you can kind of get away with not dealing with. »

L’expiration des brevets MPEG-4 Part 2 (visual)

Le dernier brevet MPEG-4 Part 2 (le codec visuel historique, utilisé par DivX et Xvid) vient d’expirer. En Europe, c’était fin 2021 ; aux États-Unis, fin 2022 ; et le dernier, détenu par Siemens au Brésil, a expiré en 2024. L’intervenant souligne : « Finally, finally, finally, the last MPEG-4 visual patent has expired. »

Pourquoi le Brésil a retardé l’échéance

Sous la loi brésilienne, certains brevets sont calculés sur 10 ans à compter de la date d’octroi, et non 20 ans à compter du dépôt. Cette disposition a prolongé la durée du brevet Siemens bien au-delà des autres pays. L’intervenant explique : « A provision that extended the life of the Siemens held this patent right here, well past the rest of the world’s timeline, pushing it out another two more years. »

Le vrai problème : H.264 (AVC)

Le codec H.264, aujourd’hui le plus utilisé dans les fichiers MP4, reste couvert par des brevets jusqu’en 2030 au Brésil, aux États-Unis et en Malaisie. L’intervenant rappelle le précédent Fedora : « Fedora Linux disabling Mesa’s H264, H265, and VC1 VARP support over legal concerns. » Cette décision, bien que compréhensible juridiquement, a forcé les utilisateurs à passer par des dépôts tiers comme RPM Fusion.

Le mécanisme des pools de brevets

Les brevets MPEG-4 sont regroupés dans des pools gérés par MPEG LA (aujourd’hui VIA Licensing). Un seul brevet actif dans un pool peut maintenir l’obligation de licence pour tous les produits distribués dans le pays couvert. L’intervenant précise : « A single active patent in a pool can maintain full licensing obligations for licensees operating in, or selling into the market, covered by that patent. »

L’avenir : AV1 et les codecs ouverts

L’intervenant espère que l’expérience des brevets MPEG-4 poussera l’industrie vers des codecs véritablement ouverts comme AV1. Cependant, il note qu’AV1 fait déjà l’objet d’une plainte de Dolby contre Snapchat, ce qui montre que le problème n’est pas totalement réglé. Il conclut : « Hopefully going forward, we don’t wind up in this situation once again. »

CONCEPTS CLÉS

  • MPEG LA / VIA Licensing : Organisme qui administre les pools de brevets MPEG, collectant des royalties auprès de plus de 10 000 licenciés dans le monde.
  • Patent pool : Regroupement de brevets appartenant à plusieurs entreprises, permettant une licence unique pour l’ensemble. Un seul brevet actif peut maintenir l’obligation de licence.
  • H.264 (AVC) : Codec vidéo dominant dans les fichiers MP4 modernes, dont les brevets expirent progressivement jusqu’en 2030.
  • DivX / Xvid : Codecs anciens basés sur MPEG-4 Part 2, aujourd’hui obsolètes mais dont les brevets viennent d’expirer.
  • RPM Fusion : Dépôt tiers pour Fedora qui fournit des paquets contenant des codecs brevetés (H.264, H.265, etc.).

CONCLUSION

Le message principal est que le cauchemar juridique du MP4 sur Linux touche à sa fin, mais pas avant 2030. L’expiration des brevets MPEG-4 Part 2 est une bonne nouvelle, mais le codec H.264 reste le véritable obstacle. L’intervenant résume l’attitude générale : « Just ignore the problem. Ignore any of the issues. Because ultimately, the problem will just go away. The patents will expire and it’ll be fine. » Pour l’administrateur système, cela signifie qu’il faut encore compter sur des dépôts tiers (RPM Fusion, ubuntu-restricted-extras, etc.) pour une prise en charge complète du MP4, mais que la fin du tunnel est en vue.

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