I tried using Linux for 200 days. Here's my review
Un utilisateur novice raconte son parcours d’apprentissage de Linux, du dual-boot hasardeux sur un vieux MacBook à la maîtrise d’Arch Linux avec Hyprland, en passant par un classement subjectif des distributions et environnements de bureau, et livre des conseils pratiques pour...

SYNTHÈSE STRUCTURÉE
Le déclic : installer Linux sur un vieux MacBook
L’intervenant, Zay, a commencé son aventure Linux il y a 200 jours, poussé par un commentaire lui suggérant d’installer Linux sur son ancien MacBook. Il a choisi Zorin OS après un pile ou face, sans aucune connaissance préalable. « 50% of things were working and 50% weren’t because part of it is cuz I didn’t know what I was doing. » Cette expérience mitigée l’a poussé à essayer Arch Linux, un choix radical qui a tout changé.
Arch Linux : l’épreuve du feu
Après un premier échec avec une installation bancale de Hyprland assistée par ChatGPT et des tutoriels YouTube, Zay a retenté l’expérience et a réussi. Il considère aujourd’hui Arch Linux comme la distribution qui « carried my channel ». Il la place en S tier dans son classement, notamment grâce à l’AUR (Arch User Repository), qu’il décrit comme essentiel : « Arch Linux without AUR is kind of depressing. » Il met toutefois en garde contre les risques de sécurité : « You got to be more careful with the AUR nowadays. »
NixOS : la promesse déclarative
Zay a utilisé NixOS pendant environ une semaine et l’a classé en A tier. Il apprécie particulièrement son approche déclarative : au lieu de taper sudo pacman -S ou sudo dnf install, on décrit la configuration dans un fichier. « I can get everything up and running in a new system with all my configs in like a minute or two. » Cette reproductibilité est un atout majeur pour les administrateurs qui gèrent plusieurs machines.
Les distributions gaming : un gain de FPS marginal
À propos de PikaOS (basé sur Debian Unstable) et de CachyOS (basé sur Arch), Zay relativise l’intérêt des distributions dites « gaming ». Il note que l’écart de FPS entre une distribution normale et une distribution gaming est d’environ 10 images par seconde, ce qu’il juge « kind of insignificant ». Il place PikaOS en B tier et CachyOS légèrement au-dessus, en soulignant que le noyau CachyOS et la couche de compatibilité Proton sont excellents.
Fedora : la valeur sûre
Bien qu’il préfère Arch, Zay revient toujours à Fedora. Il le compare à une Honda Civic, fiable et équilibrée, par opposition à Arch qu’il voit comme une Bugatti. Fedora se situe « in the middle between Arch and Debian ». Il le classe en A tier et le recommande comme un bon compromis entre stabilité et modernité.
Linux Mint : la simplicité pour les novices
Zay qualifie Linux Mint de « boring », mais c’est un compliment : « That’s why it’s so good. » L’interface Cinnamon est intuitive, même pour une grand-mère. Il le place au-dessus de Zorin OS dans la catégorie « good for noobs », avec des statistiques d’utilisation solides.
Hyprland : le roi du « ricing »
Parmi les environnements de bureau et gestionnaires de fenêtres, Hyprland obtient la note maximale S tier. Zay le considère comme « the best window manager to LAR on » (LAR = Linux Art Rice, l’art de personnaliser son bureau). Il met en avant les performances : « Even with this many blur stuff on my MacBook, I get 200 FPS on Minecraft. The blur and animations barely affect your performance. »
KDE Plasma : l’équilibre parfait
KDE Plasma est classé en A tier pour son équilibre entre fiabilité et personnalisation. Zay apprécie la boutique de thèmes intégrée et la facilité avec laquelle on peut modifier l’apparence globale. Il le décrit comme un environnement auquel il revient sans cesse.
DWM : la légèreté absolue
Le gestionnaire de fenêtres DWM (Dynamic Window Manager) est placé en A tier pour sa simplicité et sa faible consommation de ressources. Zay rapporte une utilisation mémoire de seulement 500 Mo avec DWM, ce qui en fait un excellent choix pour les machines anciennes ou peu puissantes.
Apprendre le gestionnaire de paquets
Premier conseil pour les débutants : maîtriser le gestionnaire de paquets de sa distribution. Zay distingue les trois grandes familles :
- Arch :
pacman - Fedora :
dnf - Debian/Ubuntu :
apt
Il insiste sur le fait que c’est « very easy, but people think it’s scary ».
Apprivoiser le terminal
Deuxième conseil : apprendre les bases du terminal. Zay recommande le site terminalcheatsheet.com pour les commandes essentielles. Pour les débutants, il suggère le shell fish et le terminal Kitty, qu’il utilise lui-même. La personnalisation de Kitty est simplifiée par la commande kitten theme, qui évite d’écrire du CSS.
Le distro hopping comme méthode d’apprentissage
Contrairement aux conseils habituels, Zay encourage le « distro hopping » (changer fréquemment de distribution) pour trouver celle qui convient. Il propose une méthode simple : utiliser une distribution pendant une à deux semaines, puis passer à une autre si l’on n’est pas à l’aise. « I think one to two weeks is enough time to know whether you’re comfortable with a distro or not. » Il précise qu’il faut vraiment changer de distribution, pas seulement passer d’Ubuntu à Debian.
CONCEPTS CLÉS
- AUR (Arch User Repository) : dépôt communautaire de paquets pour Arch Linux, contenant plus de 100 000 paquets. Il permet d’installer facilement des logiciels non officiels, mais présente des risques de sécurité.
- Distro hopping : pratique consistant à changer fréquemment de distribution Linux pour explorer différentes options et trouver celle qui correspond le mieux à ses besoins.
- LAR (Linux Art Rice) : pratique de personnalisation avancée de l’interface Linux, notamment via des gestionnaires de fenêtres comme Hyprland, visant à créer un environnement esthétique et fonctionnel.
- Déclaratif vs impératif : en gestion de configuration, une approche déclarative (comme NixOS) décrit l’état souhaité du système dans un fichier, tandis qu’une approche impérative (comme la plupart des distributions) exécute des commandes pour modifier l’état.
- Tiling window manager : gestionnaire de fenêtres qui organise automatiquement les fenêtres en tuiles (sans superposition), optimisant l’utilisation de l’écran et le flux de travail.
CONCLUSION
Le parcours de Zay illustre que l’apprentissage de Linux est un processus itératif, fait d’essais et d’erreurs. Son message principal est qu’il ne faut pas avoir peur de se lancer, même sans connaissances préalables, et que le « distro hopping » peut être une méthode d’apprentissage efficace. Pour un administrateur système, cette approche rappelle l’importance de tester différents environnements et outils pour trouver ceux qui correspondent le mieux à ses besoins, tout en gardant à l’esprit que la simplicité (Linux Mint, Fedora) et la stabilité (Debian) ont autant de valeur que la flexibilité et la personnalisation poussée (Arch, Hyprland).