The 1000 FPS Gaming PC

Linus Tech Tips, avec l’aide des overclockeurs légendaires Splave et Fugger, tente de construire un PC capable d’atteindre 1 000 FPS dans des jeux pour accompagner un moniteur 1 000 Hz, repoussant les limites du matériel et du refroidissement extrême.

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SYNTHÈSE STRUCTURÉE

Le défi : 1 000 FPS pour un moniteur 1 000 Hz

L’équipe reçoit un moniteur 1 000 Hz, mais se heurte à un problème majeur : atteindre 1 000 images par seconde dans des jeux est quasi impossible avec du matériel standard. Les goulots d’étranglement sont multiples : Windows, pilotes, thermique, moteurs de jeu et bien sûr le hardware. Pour y parvenir, ils font appel à Splave, « le meilleur overclockeur des États-Unis », et à Fugger, qui a conçu un refroidisseur trois phases capable de descendre le CPU à -100 °C.

Le refroidissement extrême : un chiller trois phases

Le système de refroidissement est une pièce maîtresse. Il s’agit d’un chiller personnalisé qui consomme beaucoup d’énergie et nécessite plusieurs prises murales. « Il prend beaucoup de puissance, fait pas mal de bruit et n’était pas bon marché », explique Linus. Mais son avantage est une régulation thermique très stable, idéale pour l’overclocking. Le CPU est refroidi à -100 °C, ce qui permet d’augmenter considérablement la tension et la fréquence sans risque de surchauffe.

La gestion de la condensation : un défi technique

Un inconvénient majeur du refroidissement subzero est la condensation. Pour protéger la carte mère, l’équipe applique du plasti dip (ou du liquide électrique) sur le PCB. Un chauffage de 300 watts est également installé sous le socket pour éviter la formation de givre et de gouttes d’eau. « On a un chauffage à l’arrière. C’est super chaud. Genre, combien de watts ? 300 watts », précise Splave. Cette isolation est cruciale pour ne pas endommager les composants.

La carte graphique : un BIOS 1 000 watts

La RTX 5090 Astral est équipée d’un BIOS spécial de 1 000 watts, bien au-delà des 600 watts standards. Splave a également appliqué sa propre pâte thermique, qu’il promeut avec humour. Linus note que la carte est « plasti dipée dans une couleur fraîche et amusante » pour la protection. L’alimentation est un point sensible : ils utilisent un connecteur 12V-2x6, mais Splave estime que « le vrai problème, c’est le point de contact dans la broche ». Il préférerait quatre connecteurs 8 broches ou un connecteur avec des broches plus grosses.

L’overclocking du CPU : 6,2 GHz sur un seul CCD

Pour maximiser les performances, l’équipe désactive un des deux CCD (Core Complex Die) du Ryzen 9950X3D, ne gardant que huit cœurs. « On a tendance à trouver que le die zéro est le meilleur », explique Splave. Ils poussent la fréquence à 6,2 GHz sur tous les cœurs avec une tension de 1,4 volt. Linus résume : « On ne fait pas de tweaks sophistiqués. On met juste de la tension et de la fréquence. » Cette approche simple mais agressive porte ses fruits.

Les outils : ASUS TurboV Core et autres utilitaires

L’outil utilisé pour l’overclocking est ASUS TurboV Core, jugé « léger et ne volant pas de ressources ». Il permet de modifier la fréquence à la volée avec des raccourcis clavier, une technique héritée des années 2000 avec 3DMark. Splave mentionne aussi qu’il pourrait utiliser un outil pour redémarrer en UEFI sans avoir à tout faire manuellement, mais il préfère la méthode traditionnelle : « Ça garde mon avant-bras fort. »

Les résultats : 2 000 FPS en pointe, 1 266 FPS en moyenne

Après plusieurs ajustements, l’équipe atteint des sommets. Dans un benchmark, ils observent un pic à 2 080 FPS et une moyenne de 1 266 FPS. « On a craqué 2 000 FPS », s’exclame Linus. Les 1 % lows sont à 347 FPS, ce qui montre une certaine instabilité, mais le résultat est impressionnant. Splave attribue cette réussite à la régulation thermique du chiller : « Ce setup rend le subzero vraiment facile. »

Le moniteur 1 000 Hz : une expérience transformatrice

Le moniteur, un prototype LCD, ne fonctionne qu’en 720p, pas en 1080p comme espéré. Mais l’expérience est décrite comme « presque trop réactive ». Linus compare la différence entre 240 Hz et 1 000 Hz à un saut qualitatif : « 240 Hz, c’est déjà considéré comme bon, mais c’est immédiatement perceptible quand on redescend. » Il ajoute : « Ça ne ressemble pas à une extension de votre corps comme le fait un 1 000 Hz. » Même sans les temps de réponse d’un OLED, la fluidité est bluffante.

Les limites des jeux et des moteurs

Certains jeux, comme Counter-Strike, sont plus faciles à pousser à 1 000 FPS, mais d’autres rencontrent des bugs. Par exemple, activer le VSync peut forcer le jeu à rendre 1 000 images par seconde, ce qui peut casser le gameplay. Linus conclut : « On a trouvé que certains jeux, si on active le VSync, ils se disent : “Oh, ta fréquence de rafraîchissement est de 1 000, je dois rendre 1 000 images.” » Cela montre que les moteurs ne sont pas encore prêts pour de telles fréquences.

Le verdict : un PC de jeu à 1 000 FPS est possible, mais pas pour tous

L’équipe parvient à construire un PC capable de 1 000 FPS, mais avec un matériel extrême et un refroidissement subzero. Linus tempère : « En termes de machine de jeu pour alimenter ces fréquences, on est encore loin. » Cependant, pour les jeux esports, la distance est plus courte. Il conclut : « On n’est pas si loin que ça dans Counter-Strike et les jeux esports. »

CONCEPTS CLÉS

  • Overclocking : Technique consistant à augmenter la fréquence d’un processeur au-delà des spécifications d’usine pour gagner en performances, au prix d’une consommation et d’une chaleur accrues.
  • Chiller trois phases : Système de refroidissement extrême qui abaisse la température du CPU à -100 °C, permettant des overclocks très agressifs.
  • Condensation : Formation de gouttes d’eau due au froid extrême, qui peut endommager les composants électroniques si elle n’est pas contrôlée par une isolation adéquate.
  • CCD (Core Complex Die) : Unité de cœurs dans un processeur AMD. Désactiver un CCD permet de concentrer la tension et le refroidissement sur un seul groupe de cœurs pour de meilleures performances.
  • 1 % lows : Indicateur de performance qui mesure les 1 % des images les plus lentes, donnant une idée de la fluidité perçue même si la moyenne est élevée.
  • VSync : Synchronisation verticale qui limite le nombre d’images par seconde à la fréquence de rafraîchissement du moniteur, pouvant causer des problèmes à très haute fréquence.

CONCLUSION

Cette vidéo démontre que l’objectif de 1 000 FPS est atteignable, mais au prix d’un matériel extrême et d’un refroidissement subzero. Le message principal est que la quête de fluidité ultime pousse les limites de l’ingénierie, mais que les jeux et les moteurs ne sont pas encore prêts pour cette révolution. Pour les joueurs esports, l’avenir est proche, mais pour le grand public, le chemin est encore long.

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