My Favorite Keybindings 2026
Cette vidéo présente les 10 raccourcis clavier préférés de l’intervenant pour son environnement de bureau sous Linux (Qtile), avec un accent sur la productivité sans souris, et invite la communauté à partager les siens.

SYNTHÈSE STRUCTURÉE
Super+Enter : le terminal omniprésent
L’intervenant ouvre son terminal favori, Kitty, avec Super+Enter. Il explique que c’est le raccourci qu’il utilise le plus souvent, car la majorité de son travail commence dans un terminal. « Super enter is that keybinding. It just opens up Kitty. Kitty is my terminal of choice. It’s amazing. » Ce choix illustre une philosophie où le terminal est le centre de l’activité, et non une application parmi d’autres.
Super+Q : quitter l’application active
Super+Q ferme la fenêtre en cours. L’intervenant critique les combinaisons à trois touches comme Super+Shift+C : « I don’t know why you’d want to press three keys to quit something when you do it so often. » Ce raccourci simple réduit la friction pour une action fréquente, améliorant le flux de travail.
Super+N : le scratch pad principal
Super+N affiche un scratch pad contenant une instance de Kitty. Ce scratch pad est en fait une fenêtre cachée sur un workspace invisible, qui persiste entre les affichages. L’intervenant montre htop dedans : « I can make it go away and come back and it doesn’t actually go anywhere. » Il utilise plusieurs scratch pads (par exemple Super+Shift+N pour une autre instance, ou Super+Shift+P pour PulseAudio), tous mappés sur la rangée inférieure des touches alphabétiques.
Super+D : lanceur d’applications avec Rofi
Super+D ouvre Rofi, un lanceur d’applications. L’intervenant note qu’il l’utilise moins qu’avant, car la plupart de ses applications ont désormais des raccourcis dédiés. Il montre cependant des scripts personnalisés lancés via Rofi, comme la création de billets de blog ou la capture d’idées (avec Alt+P). Cela montre que Rofi sert aussi de pont vers des actions complexes, pas seulement de lanceur.
Super+M : éditeur Emacs
Super+M ouvre Emacs, l’éditeur principal de l’intervenant. Il mentionne sa transition de Vim vers Emacs, tout en conservant une touche d’humour : « I still like Vim better. I’m not sure that that’s true anymore. » Ce raccourci reflète l’importance d’avoir un accès immédiat à son outil de travail central, qu’il s’agisse de code, de notes ou de gestion de tâches.
Super+T : changement de thème
Super+T active un sélecteur de thèmes (basé sur Rofi). L’intervenant peut basculer entre des dizaines de thèmes, y compris des classiques comme Dracula. Il avoue avoir ralenti sa fréquence de changement (de 10 fois par jour à moins), mais apprécie toujours cette flexibilité. Cela montre comment un raccourci peut personnaliser l’environnement visuel sans effort.
Alt+S, Alt+D, Alt+P : captures d’écran
Ces trois raccourcis forment une suite de captures d’écran :
Alt+P: capture plein écran, sauvegardée dans un dossier dédié (utilisé une fois par jour pour un suivi de challenge).Alt+D: capture de la fenêtre active, avec notification.Alt+S: sélection rectangulaire. L’intervenant précise que ces raccourcis sont cohérents sur tous ses gestionnaires de fenêtres, pas seulement Qtile.
Ctrl+C puis T dans Emacs : horodatage
Dans Emacs, Ctrl+C suivi de T insère un timestamp et passe en mode insertion. L’intervenant l’utilise dans son journal quotidien : « It just puts a time stamp that allows me to say when I did something. » Ce n’est pas un raccourci du gestionnaire de fenêtres, mais il le cite car il l’emploie constamment pour tracer ses activités.
CONCEPTS CLÉS
- Scratch pad : fenêtre persistante sur un workspace caché, accessible via un raccourci, qui conserve son état entre les affichages (utile pour des outils comme
htopou un mixeur audio). - Rofi : lanceur d’applications et sélecteur de fenêtres, souvent utilisé comme menu dynamique pour lancer des scripts ou des actions.
- Qtile : gestionnaire de fenêtres en mosaïque (tiling) pour Linux, configurable en Python.
- Kitty : émulateur de terminal GPU-accéléré, apprécié pour sa rapidité et ses fonctionnalités (ex. : rendu d’images, ligatures).
CONCLUSION
L’intervenant démontre que des raccourcis clavier bien choisis, même simples, transforment la productivité en réduisant les interruptions liées à la souris. L’essentiel est de privilégier des combinaisons à deux touches pour les actions fréquentes (ouverture, fermeture, capture) et de les harmoniser entre différents environnements (Qtile, autres WM). Son approche invite chaque administrateur à auditer ses propres habitudes : « I’m very curious about what your favorite key bindings are. » Un workflow clavier efficace n’est pas une fin en soi, mais un moyen de rester concentré sur la tâche.