GMKtec NucBox M3 Pro Aurora Linux 4W Idle, 90°C Under Stress Loads
DJ Ware teste le mini PC GMK Tech M3 Pro sous Universal Blue Aurora (une distribution Linux immuable basée sur Fedora Kinoite) pour évaluer ses performances, sa thermique et sa consommation électrique dans un contexte de serveur léger ou de poste de travail discret.

SYNTHÈSE STRUCTURÉE
Présentation du matériel : GMK Tech M3 Pro
Le M3 Pro est un mini PC compact avec un châssis métallique et un panneau supérieur en verre trempé, mesurant environ 129 x 127 x 51 mm. Il embarque un processeur Intel Core i5 13500H (12 cœurs, 16 threads, architecture Raptor Lake H, jusqu’à 4,7 GHz en boost), 32 Go de DDR4 à 3200 MT/s, un SSD NVMe de 1 To, et une carte graphique Intel Iris Xe avec 80 unités d’exécution. DJ Ware précise que « ce n’est pas nécessairement le silicium le plus récent en 2026, mais c’est toujours une puce très capable de classe 45 W ». Le boîtier offre deux ports HDMI 2.0, un port USB-C avec DisplayPort, deux ports USB, un Ethernet 2,5 Gb/s, le Wi-Fi 6 et le Bluetooth 5.2. Le stockage est extensible via deux slots M.2 : un 2280 PCIe 4.0 et un 2242 SATA uniquement.
Pourquoi Universal Blue Aurora ?
DJ Ware a choisi Aurora pour ce test car c’est une distribution immuable basée sur Fedora Kinoite, avec des ajouts spécifiques d’Universal Blue. Il explique : « Je l’ai choisie parce qu’elle est immuable, basée sur un système Fedora atomique, et elle semble bien adaptée à un usage serveur ainsi qu’à un usage bureau léger. » L’intérêt principal réside dans les mises à jour atomiques, les rollbacks faciles et une séparation nette entre le système de base et les logiciels ajoutés par-dessus.
Installation sans accroc
L’installation s’est déroulée sans difficulté majeure. DJ Ware a utilisé une clé USB ISO et a suivi l’installateur Anaconda standard. Il note que « le réseau est monté immédiatement, le NVMe a été détecté proprement et l’installation s’est terminée sans aucun drame ». Après le premier démarrage, il est passé en mode headless, mais le système reste accessible via KDE si besoin.
Configuration post-installation : SSH et firewall
Le serveur SSH est installé par défaut mais pas activé. DJ Ware a dû l’activer manuellement, puis configurer le pare-feu avec firewalld. Il a également appliqué les mises à jour système. Cette étape est cruciale pour tout usage serveur : sans SSH actif, impossible de gérer la machine à distance.
Utilisation de Distrobox pour les outils supplémentaires
Contrairement à Fedora qui utilise toolbox, les systèmes Universal Blue utilisent distrobox. DJ Ware a utilisé distrobox pour créer un conteneur contenant les outils supplémentaires nécessaires à ses tests. Il précise toutefois : « Je n’ai pas exécuté mes benchmarks dans le conteneur. Je les ai exécutés dans les couches du système RPM-OSTree, car je ne voulais pas de surcharge d’exécution sur les benchmarks. Je voulais mesurer le système tel quel. »
Premières impressions en tant que plateforme serveur
Les impressions sont très positives. Le système est réactif, le modèle immuable semble « traverser les choses » et une fois SSH configuré, la machine se comporte comme n’importe quel nœud distant. DJ Ware apprécie l’absence de bloatware comparé aux installations Windows : « Il n’y a pas de bloatware de bureau comme sur certaines installations Windows qu’il faut désinstaller avant de pouvoir utiliser la machine. »
Benchmarks avec Phoronix Test Suite
DJ Ware a utilisé Phoronix Test Suite avec une sélection réduite de tests, en se concentrant sur les quatre premiers tests de stress. Il a exécuté stress-ng deux fois : une première fois pour observer les températures sous charge extrême, et une seconde pour mesurer le temps de retour à la température de base après suppression de la charge. Il précise que ce temps de récupération dépend de la température ambiante de la pièce.
Performances CPU et mémoire
Sous charge, le processeur se maintient à environ 45 W, très proche de son TDP. DJ Ware note que « les performances multithread étaient très respectables pour cette enveloppe de puissance ». La bande passante mémoire est solide pour du DDR4 double canal à 3200 MT/s. Les performances disque dépendent du modèle exact de SSD, mais les chiffres séquentiels et aléatoires sont dans la moyenne attendue pour un NVMe de milieu de gamme.
Comparaison avec d’autres machines
DJ Ware a comparé le M3 Pro à deux autres mini PC : un autre GMK Tech environ trois fois plus cher acheté quelques années plus tôt, et une machine d’une autre marque. Il précise : « Je ne suis pas là pour comparer des entreprises, je suis là pour comparer des processeurs. » Le M3 Pro se situe dans une « zone de confort moyenne » par rapport aux autres mini PC testés.
Cas d’usage recommandés
DJ Ware recommande ce mini PC pour un usage serveur hybride : virtualisation légère, partage de fichiers, surveillance, ou une petite pile applicative. Il cite Jellyfin comme « charge de travail parfaite pour cette machine ». En revanche, il déconseille les compilations lourdes, le développement intensif ou le gaming, car il n’y a pas de support Thunderbolt ni OCuLink sur ce modèle.
Point de vigilance sur Homebrew
DJ Ware corrige une erreur de sa vidéo précédente : « J’ai dit que Homebrew utilisait du bubble wrap. Non, ce n’est pas vrai. Le “bubble” dont il est question est normal, c’est là où il stocke ses paquets et d’où il les tire. Mais quand ils s’exécutent sur votre machine, ils tournent depuis un système de fichiers local. » Cette clarification évite une confusion sur le fonctionnement de Homebrew sous Linux.
CONCEPTS CLÉS
- Distribution immuable : système d’exploitation dont le système de base est en lecture seule, les modifications étant appliquées via des images atomiques (ex. RPM-OSTree). Cela facilite les rollbacks et la stabilité.
- RPM-OSTree : technologie de gestion de système utilisée par Fedora Atomic et Universal Blue, permettant des mises à jour transactionnelles et des retours arrière.
- Distrobox : outil permettant de créer et d’utiliser des conteneurs basés sur d’autres distributions Linux, intégrés au système hôte. Il remplace
toolboxsur Universal Blue. - TDP (Thermal Design Power) : puissance thermique maximale qu’un processeur est censé dissiper sous charge normale. Le M3 Pro se maintient à 45 W, conforme à sa classe.
- Phoronix Test Suite : suite de benchmarks open source pour Linux, permettant de mesurer les performances CPU, mémoire, disque, etc.
- Headless : mode de fonctionnement sans écran ni interface graphique, piloté à distance via SSH ou autre protocole.
CONCLUSION
Le GMK Tech M3 Pro sous Universal Blue Aurora constitue une excellente plateforme pour un usage serveur léger ou un poste de travail discret. L’installation est simple, le système immuable apporte une stabilité appréciable, et les performances sont cohérentes avec l’enveloppe thermique de 45 W. DJ Ware résume bien l’esprit du test : « Le système est très réactif, le modèle immuable semble traverser les choses, c’est propre et une fois SSH solide, vous pouvez le traiter comme n’importe quel autre nœud distant. » Ce mini PC n’est pas fait pour les charges lourdes, mais il excelle dans les tâches toujours actives, la virtualisation légère et les services multimédia comme Jellyfin. Pour un administrateur cherchant une machine silencieuse, compacte et fiable, c’est un choix pertinent, surtout si l’on privilégie la simplicité de gestion offerte par l’immutabilité.