10 Drives, 2 GPUs, One Wild Linux Install
Cette vidéo est une démonstration avancée d’installation de Fedora Server sur du matériel nu, avec PCI passthrough, configuration minimale de l’interface graphique, et intégration d’outils de développement, de gaming et de production vidéo.

SYNTHÈSE STRUCTURÉE
Installation minimale de Fedora Server
L’intervenant installe Fedora Server en mode CLI uniquement, puis ajoute une interface graphique très légère avec X, DWM et QuickShell. Il explique : « A lot of modern Linux setups use Whand with a whole bunch of crap on top of it. I don’t like this. So this is going to be very minimal. » Cette approche réduit les risques de casse et simplifie les mises à jour.
Partitionnement personnalisé avec conservation du dossier home
Pour préserver ses données, il conserve le dossier home sans reformatage, tout en recréant les partitions root, boot et EFI. Il recommande 2 Go pour boot (à cause de la taille croissante du noyau Linux) et 1 Go pour EFI. Il choisit ext4 plutôt que XFS pour homogénéité, car XFS ne peut pas être réduit.
Désactivation de SELinux pour la flexibilité
L’intervenant désactive SELinux en le passant en mode permissif, puis en le désactivant complètement. Il justifie : « I’m using QEMU, I’m using Synergy, I’m using a whole bunch of different things that technically would have to have very specific SELinux profiles. And I don’t want to have to set up profiles for all these different things. » Il assume les risques de sécurité pour gagner du temps.
PCI passthrough avec QuickPassThrough
Il utilise l’outil QuickPassThrough pour isoler une carte graphique Nvidia et un contrôleur USB dédiés à une machine virtuelle Windows. Il vérifie les groupes IOMMU et modifie les paramètres du noyau via GRUB. Il souligne : « You have to pass through all the PCI IDs, hardware IDs… you can’t just select one thing out of a group. It has to be the entire group. »
Configuration réseau en bridge
Pour que la VM Windows soit sur le même réseau que l’hôte, il configure un bridge réseau avec NetworkManager (nmcli) plutôt qu’un NAT. Il critique les autres méthodes : « God forbid you’re on like Ubuntu and you have to use netplan… it’s just not fun. Fedora we’re just going to use network manager like sane people. »
Installation de Looking Glass pour l’affichage
Il installe Looking Glass pour afficher la VM Windows sans latence, en compilant le module noyau KVMFR et en configurant les permissions. Il rencontre des dépendances manquantes et utilise un LLM pour générer la commande d’installation adaptée à Fedora. Il note : « The more specific you are, the faster the responses, the quicker it is. »
Gestion des dépendances avec un LLM
Pour résoudre les problèmes de dépendances (notamment pour DaVinci Resolve), il utilise un LLM avec un script personnalisé. Il explique sa méthode : « I just have it write scripts as it does things. So then if I ever run into the problem again, I can just run the script and I’m good to go. » Il insiste sur l’importance de spécifications précises.
Installation de DaVinci Resolve sur Fedora
Il installe DaVinci Resolve, mais rencontre des erreurs de bibliothèques obsolètes fournies par le package. Il crée un script « fix_fedora » qui supprime les bibliothèques obsolètes et installe les bonnes versions via DNF. Il ajoute aussi les pilotes Intel Compute Runtime pour l’accélération GPU.
Configuration du gaming avec Steam et Proton
Il installe Steam et Proton Plus pour le gaming, notant que Steam installe automatiquement de nombreuses dépendances graphiques. Il lance Final Fantasy VI Pixel Remaster pour valider le fonctionnement. Il commente : « A freaking monkey could install Steam and play a game these days. »
CONCEPTS CLÉS
- PCI passthrough : Technique permettant d’attribuer un périphérique PCI (carte graphique, contrôleur USB) directement à une machine virtuelle, lui donnant un accès quasi natif.
- IOMMU groups : Groupes de périphériques PCI qui doivent être passés ensemble à une VM ; ils ne peuvent pas être séparés.
- Looking Glass : Solution de partage d’écran entre hôte et VM avec faible latence, utilisant le module noyau KVMFR.
- QuickPassThrough : Outil automatisé pour configurer le PCI passthrough sur Linux.
- DWM (Dynamic Window Manager) : Gestionnaire de fenêtres minimaliste pour X11, très léger et configurable.
- SELinux : Module de sécurité Linux qui peut bloquer certaines opérations ; souvent désactivé pour simplifier les configurations avancées.
- Bridge réseau : Mode de réseau où la VM est directement sur le même réseau que l’hôte, contrairement au NAT.
CONCLUSION
Le message principal est qu’une installation Linux avancée, avec PCI passthrough, environnement minimal et outils de production, est réalisable mais nécessite une compréhension fine des dépendances et des configurations. L’intervenant montre qu’il faut savoir utiliser des outils comme les LLM pour accélérer le débogage, tout en conservant une approche manuelle et scriptée pour la reproductibilité. Cette démonstration illustre la flexibilité de Linux pour des usages exigeants (gaming, montage vidéo, virtualisation) tout en restant minimaliste et performant.