How to Install NetBSD (2027 Edition)

Cette vidéo est un guide pratique et philosophique pour installer et configurer NetBSD 11.0, en mettant l’accent sur la portabilité du système, la gestion de paquets via pkgsrc, et une réflexion sur la nature de la connaissance appliquée aux choix technologiques comme Wayland ...

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SYNTHÈSE STRUCTURÉE

Installation de NetBSD avec sysinst

L’intervenant commence par télécharger l’ISO officielle depuis netbsd.org et boote dessus. Il utilise l’installeur sysinst, qu’il décrit comme un « next plus plus simulator » — plus guidé que l’installation manuelle d’Arch Linux, mais moins automatisé que Calamares. Il choisit GPT pour la table de partitions, car il est sur un système UEFI, et opte pour une installation complète avec les distribution sets par défaut. Il souligne l’importance des sauvegardes avant de procéder, avec une touche d’humour : « j’ai des sauvegardes de mes sauvegardes, dans un endroit sécurisé, spirituellement et physiquement liées ».

Configuration réseau et utilisateur

Après l’extraction des sets, l’intervenant configure le réseau via DHCPCD sur l’interface WM0, définit le nom d’hôte « NetBSD », et choisit le fuseau horaire UTC. Il crée un utilisateur « Tony » avec le shell /bin/sh, ajouté au groupe wheel pour utiliser doas. Il active aussi SSH pour faciliter l’administration à distance. Cette étape illustre la simplicité relative de l’installation, tout en laissant place à des choix personnalisés.

pkgsrc : le cœur de la gestion de paquets

L’intervenant met en avant pkgsrc comme l’une des meilleures fonctionnalités de NetBSD, voire « de tout ». Il explique qu’il permet d’installer des paquets binaires via pkgin (le gestionnaire binaire) ou de compiler depuis les sources avec make install clean clean depends. Il installe d’abord Zig via pkgin, puis Fastfetch depuis les sources dans /usr/pkgsrc/sysutils/fastfetch. Cette dualité binaire/source est un point fort pour les utilisateurs qui veulent un contrôle total.

Compilation depuis les sources : l’exemple Fastfetch

L’intervenant montre comment naviguer dans l’arborescence /usr/pkgsrc, utiliser make show-options et make show-depends pour inspecter les dépendances, puis lancer la compilation. Il compare ce processus à Gentoo et aux ports BSD, soulignant la transparence et l’auditabilité du code. Il note que Fastfetch ne dépend que de glib2, ce qui rend la compilation rapide et simple. Cette approche plaît aux utilisateurs qui veulent comprendre ce qu’ils installent.

Configuration de l’environnement : doas, vim, et OXWM

Après l’installation de base, l’intervenant configure doas en créant /usr/pkg/etc/doas.conf avec la ligne permit persist wheel. Il installe ensuite vim, git, et clone son propre gestionnaire de fenêtres, OXWM, depuis GitHub. Il utilise la branche netbsd-oxwm et compile avec zig build. Il configure ensuite .xinitrc pour lancer OXWM, et installe st (terminal), dmenu (lanceur), et dillo (navigateur web). Cette stack minimaliste reflète une philosophie « build your own » très présente dans la communauté BSD.

Le débat Wayland vs Xorg : une réflexion épistémologique

L’intervenant utilise l’installation pour lancer une discussion philosophique sur la connaissance et les choix technologiques. Il distingue les faits quantifiables (comme la taille d’un tarball) des prescriptions subjectives (comme « Wayland est meilleur »). Il cite la distinction « is-ought » de Hume pour expliquer qu’on ne peut pas dériver un « devoir » d’un « être ». Il invite les spectateurs à commenter s’ils pensent pouvoir « savoir » que Wayland est supérieur à Xorg, tout en restant sceptique sur cette possibilité.

Personnalisation et lancement de l’environnement graphique

L’intervenant personnalise OXWM en modifiant config.lua pour utiliser st au lieu d’Alacritty et la police JetBrains Mono Nerd Font. Il installe feh pour le fond d’écran et picom pour la transparence. Après un reboot, il lance X avec startx et démontre l’utilisation de dmenu pour ouvrir Dillo. Il conclut en recommandant des alternatives Wayland comme neuswc et toho sur SourceHut, tout en rappelant que NetBSD est conçu pour être portable, même sur un grille-pain.

CONCEPTS CLÉS

  • sysinst : l’installeur officiel de NetBSD, offrant un équilibre entre guidage et contrôle manuel.
  • pkgsrc : le système de gestion de paquets de NetBSD, supportant à la fois les binaires et la compilation depuis les sources.
  • pkgin : le gestionnaire de paquets binaires pour pkgsrc, similaire à apt ou dnf.
  • GPT (GUID Partition Table) : standard de partitionnement moderne, requis pour les systèmes UEFI.
  • doas : outil d’exécution de commandes en tant qu’autre utilisateur, plus simple que sudo.
  • OXWM : gestionnaire de fenêtres minimaliste écrit en Zig, compilé spécifiquement pour NetBSD.
  • Dillo : navigateur web léger, adapté aux environnements minimalistes.
  • Distinction is-ought : concept philosophique de Hume, appliqué ici aux choix technologiques.

CONCLUSION

Le message principal est que NetBSD offre une expérience unique, alliant portabilité extrême et contrôle total via pkgsrc, tout en restant accessible grâce à son installeur guidé. L’intervenant encourage les utilisateurs à explorer la compilation depuis les sources et à réfléchir de manière critique à leurs choix technologiques, plutôt que de suivre des dogmes comme « Wayland est le futur ». Cette vidéo est une invitation à la fois pratique et intellectuelle à adopter une approche plus consciente et auditable de l’informatique.

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