Pédocriminalité Suisse. Partie 1 les horreurs de la RTS

Un journaliste d’investigation affirme avoir découvert un réseau de pédocriminalité au sein de la Radio Télévision Suisse (RTS), étalé sur plusieurs décennies, et dénonce une vaste opération de dissimulation impliquant des médias suisses et une fondation.

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SYNTHÈSE STRUCTURÉE

Un avertissement liminaire sur les risques encourus 🚨

Le journaliste ouvre son documentaire par une mise en garde exceptionnelle. Il déclare que ce travail est « le plus dangereux » de toute sa carrière, surpassant même ses enquêtes sur Pfizer. Il précise avoir été entendu par la police tunisienne dans le cadre d’une commission rogatoire internationale liée à une affaire connexe, et affirme que des « gens puissants et dangereux » ont tout fait pour l’empêcher de publier. Il ajoute : « Je ne suis pas suicidaire, je n’entends pas mettre fin à mes jours dans les mois qui viennent et toute disparition devrait être entendue et comprise comme extrêmement suspecte. »

Le contexte : un parallèle avec l’affaire des pédophiles de la BBC 📺

L’enquêteur établit un parallèle direct avec le scandale de la BBC, où des cadres ont violé des enfants pendant 40 ans. Selon lui, la RTS serait le théâtre d’un phénomène similaire, mais encore caché au public suisse. Il insiste sur le fait que la RTS, en tant que « plus grosse organisation journalistique de Suisse », ne peut pas enquêter sur elle-même, justifiant ainsi le recours au « journalisme citoyen ».

Raymond Zumsteg : le « boss de fin » violeur d’enfants 👤

Le journaliste identifie Raymond Zumsteg comme le principal accusé, un haut cadre de la RTS condamné en 2005 pour le viol répété de sa fille entre ses 4 et 8 ans. Il affirme que « tout le monde savait » et que Zumsteg a été éloigné à Berne avant d’être réintégré à Genève grâce à un financement exceptionnel. Il cite un article disparu du magazine Vigousse : « Il s’agissait d’éloigner un chef aux mœurs plus que douteuses. »

Patrick Allenbach : le présentateur vedette condamné en France 🎤

Deuxième figure nommée, Patrick Allenbach, ancien animateur de la RTS, a été condamné en 2012 par le tribunal de Bourg-en-Bresse pour « agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans par une personne abusant de l’autorité que lui confèrent ses fonctions ». Le journaliste souligne la clémence du jugement (3 ans avec sursis) et le fait que la RTS a tenté de minimiser l’affaire en la qualifiant de « vie privée », ce que le tribunal a contredit.

Thierry C., Roland B. et Walter B. : les autres cas de pédocriminalité 🗂️

Le journaliste évoque trois autres affaires sans donner les noms complets par « miséricorde » :

  • Thierry C. : un informaticien de la RTS surpris avec des centaines d’images pédopornographiques sur son ordinateur de travail. Le lanceur d’alerte qui l’a dénoncé, Jorge Resende, aurait vu sa vie brisée et aurait fait une grève de la faim.
  • Roland B. : un employé condamné au début des années 2000 pour détention d’images pédopornographiques.
  • Walter B. : un animateur radio condamné par contumace, en cavale en Haïti où il aurait tenu un restaurant.

La disparition suspecte des preuves et l’omerta médiatique 🔍

Le journaliste affirme que des articles de presse historiques, notamment celui de Patrick Nordman dans Vigousse en 2011, ont disparu d’internet le jour même de la mort de leur auteur. Il dénonce une stratégie de « cyber blurring » (brouillage numérique) visant à détourner le public de la vérité. Il cite Nordman : « La SSR ne perd pas le pédophile. »

Le rôle de la Fondation Aventinus et du journal Le Temps 🏢

L’enquêteur accuse la Fondation Aventinus, propriétaire du journal Le Temps et du magazine ID, de participer à la dissimulation. Il explique que Le Temps a publié en 2012 un article sur Allenbach en le présentant comme un « cas isolé », sans mentionner Zumsteg. Après son rachat par Aventinus en 2021, le journal aurait cessé d’enquêter sur la pédocriminalité à la RTS pour se concentrer sur le « harcèlement sexuel » et la figure de Darius Rochebin, présenté comme un bouc émissaire.

Darius Rochebin : le bouc émissaire du système 🐑

Le journaliste critique vivement le traitement médiatique réservé à Darius Rochebin, ancien présentateur de la RTS, accusé de harcèlement sexuel mais jamais mis en examen. Il affirme que cette affaire a été utilisée pour « blanchir la RTS de Zumsteg, du viol, de la protection d’Allenbach ». Il déclare : « Darius Rochebin n’a jamais été inquiété par la justice. Il n’a même pas été mis en examen. »

La persécution des lanceurs d’alerte ⚖️

Le journaliste prend la défense de Yan Lopez, un ancien employé de la RTS qu’il décrit comme « brisé, ruiné, sous soin ». Il dénonce un article du magazine ID (propriété d’Aventinus) qui le présente comme un harceleur, sans mentionner les crimes des cadres de la RTS. Il s’indigne : « Un père de famille ruiné et détruit mentalement harcèle à lui seul une multinationale qui palpe 1,2 milliard par an ? Il faut être complètement taré pour croire ça. »

La critique de la déprogrammation de Gérard Depardieu 🎭

En épilogue, le journaliste attaque la décision de la RTS de déprogrammer les films de Gérard Depardieu en 2023. Il juge cette mesure hypocrite au regard du passé de la chaîne : « Vous avez eu un haut cadre violeur d’enfants qui protégeait un autre haut cadre qui tripotait des enfants. Et vous attaquez Gérard Depardieu ? Mais il a violé qui Gérard Depardieu ? Personne. »

CONCEPTS CLÉS

  • Cyber blurring : Technique de désinformation consistant à noyer les informations gênantes sous un flot de contenus anodins ou trompeurs, rendant la vérité difficile à trouver.
  • Charte de Munich : Code de déontologie des journalistes, dont le premier devoir est de « respecter la vérité, quelles qu’en puissent être les conséquences pour soi-même ».
  • Journalisme citoyen : Pratique journalistique indépendante des rédactions traditionnelles, où l’enquêteur est sa propre rédaction et ne rend compte qu’à sa conscience.
  • Fondation Aventinus : Fondation suisse propriétaire du journal Le Temps et du magazine ID, accusée par l’enquêteur de participer à la dissimulation des affaires de pédocriminalité à la RTS.

CONCLUSION

Le message principal de ce documentaire est que la RTS, média public suisse financé par plus d’un milliard de francs par an, aurait abrité un réseau de pédocriminalité pendant des décennies, impliquant plusieurs cadres et employés. L’enquêteur accuse la direction de la chaîne, ainsi que des médias comme Le Temps et ID, d’avoir activement dissimulé ces faits en détruisant des preuves, en persécutant les lanceurs d’alerte et en détournant l’attention du public vers des affaires moins graves. Ce cas illustre, selon lui, l’importance cruciale du journalisme citoyen pour briser l’omerta des institutions médiatiques traditionnelles.

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