I tried building a PC in the 3rd person

Linus Torvalds (enfin, Linus Sebastian) relève le défi absurde et fascinant d’assembler un PC complet en vue à la troisième personne, grâce aux lunettes connectées ASUS ROG XR1, démontrant à la fois la maturité technique des micro-OLED portables et la résilience hu...

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SYNTHÈSE STRUCTURÉE

Le défi : construire un PC en vue à la troisième personne

L’idée est née d’une contrainte d’enregistrement : Linus a du mal à arrêter de jouer pour tourner. Pour transformer le tournage en jeu vidéo, l’équipe lui impose de porter les lunettes ASUS ROG XR1, qui retransmettent en direct le flux d’une caméra placée au-dessus de lui. Il doit ainsi assembler la machine sans regarder ses mains, uniquement via l’écran virtuel. « It is shockingly effective », admet-il, avant de préciser : « Nauseainducing, but fun. »

La pièce maîtresse : les lunettes ASUS ROG XR1

Ces lunettes exploitent un micro-OLED 1080p à 240 Hz, avec une diagonale virtuelle de 171 pouces à 4 mètres. Leur connectique DisplayPort Alt Mode permet de les brancher directement sur un iPhone 17 Pro (via USB-C) sans boîtier intermédiaire. Les verres électrochromatiques peuvent s’assombrir automatiquement ou à la demande. Linus les garde teintés pour que l’équipe ne puisse pas tricher : « Dude, I can’t see my hand through the tinting. »

La configuration matérielle : une machine gaming milieu de gamme

Le PC assemblé repose sur un AMD Ryzen 7 7700X (8 cœurs, 16 threads, architecture Zen 4), une carte mère B850 Pro WiFi 7 (avec Wi-Fi 7 et Ethernet 2,5 Gb/s), 32 Go de RAM DDR5 à 6400 MT/s, un SSD Crucial P5 Plus de 1 To, un ventirad Noctua NH-U12S Redux, une alimentation ASUS ROG et une carte graphique RTX 5060 Ti 8 Go (triple ventilateur). Linus souligne que le choix du Ryzen 7 7700X est « perfect for a value gaming system ».

La latence : un problème maîtrisé mais réel

En passant par l’iPhone pour le streaming sans fil, la latence atteint environ 100 à 150 ms, ce qui rend le jeu « usable but not good ». En branchant directement les lunettes sur le PC via le boîtier ROG Control Dock, la latence chute et devient « nice and responsive ». Linus peut alors jouer à Cyberpunk sans difficulté : « I’m able to flip and drive, which I was not able to do before. »

Les modes d’affichage : flottant, ancré et 3D

Les lunettes proposent trois modes : un écran qui suit la tête (utilisé pour le défi), un écran ancré dans l’espace (spatial lock) et un mode 3D instantané. Linus préfère le mode fixe : « I definitely prefer the fixed screen mode, but hey, your mileage may vary. » Le mode 3D, qui exploite les deux écrans indépendants, est jugé « pretty cool » pour les photos mais pas pour le jeu.

L’expérience utilisateur : intuitive mais éprouvante

Malgré la nausée, Linus trouve le système étonnamment intuitif. Il adopte naturellement des gestes de jeu vidéo (tenir les objets devant lui à hauteur d’épaule). « It’s becoming second nature. If I want to look at something, I hold it above my shoulder. » Il recommande l’expérience à quiconque a un bon estomac.

Les contraintes pratiques : batterie et confort

L’iPhone 17 Pro, qui alimente les lunettes tout en enregistrant en 4K et en streamant sans fil, voit sa batterie fondre : 40 % de consommation en moins d’une heure. Le sac à dos Commuter (de la boutique LTX) est jugé « not the most comfortable experience » dans cette configuration.

Les astuces de montage : des gestes adaptés

Linus utilise des repères visuels (le triangle sur le socket CPU, les coins de la carte mère) et improvise des techniques : il tient les vis devant lui comme dans un jeu, utilise le mode « enhance » pour zoomer, et landmarke les positions. « If it’s stupid and it works, it’s not stupid. »

Le verdict : un gadget de niche mais impressionnant

Les lunettes ne sont pas destinées à cet usage extrême. Leur vrai marché, selon Linus, est d’offrir un écran géant dans un espace réduit (dortoir, bus). Il les recommande surtout en complément d’une console portable comme la ROG Ally X : « Playing games with your handheld controller here and just a giant screen in front of you. It’s pretty freaking awesome. »

CONCEPTS CLÉS

  • DisplayPort Alt Mode : Protocole permettant de transmettre un signal vidéo DisplayPort via un connecteur USB-C. Ici, il permet de brancher directement les lunettes sur l’iPhone sans adaptateur.
  • Micro-OLED : Technologie d’affichage utilisant des diodes électroluminescentes organiques microscopiques, offrant une luminosité et un contraste élevés dans un format très compact.
  • Electrochromatic lenses : Verres dont la teinte peut être modifiée électriquement, passant du transparent à l’opaque pour s’adapter à la luminosité ambiante.
  • Zen 4 : Architecture de processeur AMD (Ryzen 7000) basée sur le socket AM5, apportant des gains d’IPC et une meilleure efficacité énergétique.
  • B850 chipset : Chipset milieu de gamme pour cartes mères AMD AM5, offrant Wi-Fi 7, PCIe 5.0 et une connectivité réseau avancée sans le prix des chipsets X870.
  • Latence d’affichage : Délai entre une action (clic, mouvement) et son affichage à l’écran. Critique pour le jeu, elle est ici mesurée entre 100 et 150 ms en mode sans fil.
  • Spatial lock : Mode d’ancrage d’un écran virtuel dans l’espace réel, permettant de regarder ailleurs puis de retrouver l’écran à la même position.

CONCLUSION

Cette vidéo illustre de façon spectaculaire la maturité des lunettes connectées comme périphérique de réalité augmentée légère. Au-delà du gag, elle démontre que la latence, la résolution et l’ergonomie ont atteint un seuil où l’outil devient utilisable pour des tâches complexes – même si la nausée reste un frein. Le message à retenir : ces lunettes ne remplacent pas un moniteur, mais elles offrent une liberté spatiale inédite pour le jeu et la productivité nomade, à condition d’accepter un compromis sur le confort et l’autonomie.

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