What Wiring Do We Use
Cette vidéo confronte deux philosophies de câblage réseau domestique (Cat 5e économique et facile vs Cat 6A performant mais rigide) et montre l’installation réelle de fibre optique, de points d’accès Wi‑Fi et de switches PoE dans une maison en rénovation.

SYNTHÈSE STRUCTURÉE
Le dilemme : Cat 5e ou Cat 6A ?
Les intervenants débattent du choix du câble Ethernet. L’un défend le Cat 5e pour sa souplesse et son coût, l’autre le Cat 6A pour sa capacité à supporter le 10 Gb/s sur de longues distances. « Mon principal argument pour le Cat 5e, c’est que nous n’avons pas besoin de plus », explique l’un, tandis que l’autre rétorque : « Le 5 Gb, c’est bien, mais le 10 Gb, c’est littéralement deux fois mieux. » Le débat illustre une tension classique entre pragmatisme immédiat et future‑proofing.
Les contraintes pratiques du Cat 6A
Le Cat 6A est blindé, plus épais et plus difficile à travailler. « C’est nettement moins pratique à manipuler », admet un intervenant. Les gaines rigides et les connecteurs plus complexes rendent le câblage fastidieux, surtout dans un grenier chaud. Un participant propose même une astuce : couper l’extrémité en diagonale pour faciliter l’insertion dans le connecteur.
La fibre optique comme backbone
Pour relier le point d’entrée fibre (Telus) au local technique situé à l’étage, l’équipe utilise un coupleur fibre à 40 cents et un câble de 20 mètres. « Ces coupleurs sont conçus pour aligner les surfaces de la fibre », précise l’un d’eux. L’installation est improvisée, avec des erreurs de manipulation (pincement de la fibre, montage approximatif) qui provoquent des rires et des commentaires ironiques : « Tous les techniciens Telus qui regardent cette vidéo sont en train de mourir à l’intérieur. »
Planification des points d’accès Wi‑Fi
Trois points d’accès (AP) sont prévus : un dans la chambre principale, un au‑dessus de la cuisine/salon, un dans la salle de cinéma. L’équipe utilise l’outil Hamina pour modéliser la couverture 3D et optimiser l’emplacement. « On aurait pu se contenter d’un seul AP, mais pour une couverture optimale, trois c’est parfait », explique l’un des intervenants. Le choix est dicté par la volonté de couvrir aussi le garage (pour un robot tondeuse) et l’extérieur.
Le matériel réseau : Ubiquiti en vedette
Un switch PoE Ubiquiti (modèle campus) et une passerelle cloud Ubiquiti sont utilisés pour alimenter et gérer les AP. « Ce switch est clairement excessif, mais c’est ce qu’on avait sous la main », admet l’équipe. Les AP sont des U7 Pro XG, également d’Ubiquiti. L’intervenant souligne l’utilité des LED RGB sur le switch pour le diagnostic : « Quand tu cherches quel port est connecté à quelle caméra, tu colories tout. »
Les switches mini 2,5 Gb PoE
Pour éviter de tirer plusieurs câbles vers une même pièce, l’équipe utilise un mini‑switch 2,5 Gb alimenté par PoE. « Cela signifie qu’on n’a besoin que d’un seul câble Ethernet depuis le local technique », explique l’un d’eux. Ce switch permet de connecter plusieurs appareils (console, TV, etc.) sans bottleneck, même si le débit total est limité par le lien montant.
L’importance de l’étiquetage et de la gestion des câbles
Les intervenants insistent sur la nécessité de marquer chaque câble et de le fixer aux montants avec des attaches ou des agrafes. « On va probablement défaire les terminaisons qu’on a faites aujourd’hui et les remplacer par un panneau de brassage », prévoit l’un d’eux. L’étiquetage facilite le dépannage futur et évite les confusions.
Le test de performance : résultats mitigés
Après l’installation, un test de débit montre environ 2,1 Gb/s en descendant sur le réseau filaire, et 1,1 Gb/s en Wi‑Fi. « C’est un peu irrégulier, mais ça vient probablement de Steam plutôt que de notre réseau », commente l’équipe. Le résultat est jugé satisfaisant pour un usage domestique, même si le 10 Gb/s n’est pas atteint.
La décision finale : un compromis ?
Face au débat, l’équipe propose une approche centriste : utiliser du Cat 6A pour les liaisons principales (vers les points d’accès, la console multimédia) et du Cat 5e pour les branches secondaires. « On va laisser les commentaires décider », concluent‑ils, en promettant une deuxième partie où ils finaliseront l’installation.
CONCEPTS CLÉS
- Cat 5e : Câble Ethernet non blindé, supportant officiellement jusqu’à 5 Gb/s sur 100 m. Facile à travailler, économique, mais limité en débit futur.
- Cat 6A : Câble blindé, supportant 10 Gb/s sur 100 m. Plus rigide, plus cher, mais plus performant et résistant aux interférences.
- PoE (Power over Ethernet) : Technologie permettant d’alimenter un appareil (point d’accès, switch) via le câble Ethernet, sans prise secteur.
- Fibre optique : Support de transmission utilisant la lumière, offrant des débits très élevés sur de longues distances. Nécessite des connecteurs et coupleurs spécifiques.
- Hamina : Outil de planification Wi‑Fi permettant de modéliser la couverture 3D d’un espace et d’optimiser l’emplacement des points d’accès.
- Ubiquiti : Marque de matériel réseau (passerelles, switches, AP) très utilisée dans les environnements domestiques et professionnels pour sa fiabilité et ses fonctionnalités avancées.
CONCLUSION
Le message principal est qu’il n’existe pas de solution unique pour le câblage réseau domestique : le choix entre Cat 5e et Cat 6A dépend des besoins immédiats, du budget et de la tolérance à la complexité. L’équipe montre qu’une approche hybride (Cat 6A pour les liaisons critiques, Cat 5e pour le reste) peut concilier performance et praticité. Ce débat, bien que technique, reflète une question plus large : faut‑il future‑proof à tout prix ou privilégier la simplicité et l’économie ? La réponse, comme souvent, se trouve dans un compromis éclairé.