Even Valve is Disappointed - Steam Machine Review
La Steam Machine de Valve est une console PC innovante qui combine l’ouverture du PC gaming avec la simplicité d’une console, mais ses performances en 4K et son prix élevé laissent un goût mitigé face à la concurrence comme la PS5.

SYNTHÈSE STRUCTURÉE
SteamOS et Proton : l’écosystème logiciel au cœur de l’expérience
La Steam Machine est livrée avec SteamOS, un système d’exploitation basé sur Linux optimisé pour le jeu depuis plus de dix ans. L’intervenant souligne que « grâce à Proton, un calque de traduction qui permet aux jeux Windows de fonctionner sous Linux, presque tous les jeux conçus pour Windows tournent étonnamment bien sur SteamOS ». Cette approche élimine les conflits de pilotes et les lignes de commande, offrant une expérience « prêt à jouer » similaire à celle du Steam Deck. Proton est un outil clé dans l’écosystème Linux gaming, permettant de combler le fossé avec Windows.
HDMI CEC : une intégration living-room transparente
Valve a intégré la prise en charge du HDMI CEC (Consumer Electronics Control) dans la Steam Machine, un protocole HDMI qui permet aux appareils de communiquer entre eux. L’intervenant explique que « la plupart des PC ne le supportent pas du tout », mais Valve a développé un logiciel et une carte mère personnalisés pour que tout fonctionne sans accroc. Ainsi, appuyer sur le bouton de la manette allume la console, sélectionne l’entrée TV et reprend le jeu en quelques secondes. C’est un atout majeur pour l’expérience salon, souvent négligé par les PC traditionnels.
Performances en jeu : des promesses 4K à nuancer
La Steam Machine utilise un CPU Zen 4 à six cœurs et un GPU semi-custom avec 8 Go de VRAM, ressemblant à des puces d’ordinateur portable de 2023. L’intervenant note que « dans les titres récents, les fréquences d’images moyennes se situent entre 40 et 50 FPS en 4K », ce qui est en deçà des attentes. Même avec l’upscaling FSR, les performances en ray tracing sont « quasi inexistantes », avec seulement 15 FPS dans Cyberpunk en 1080p. Valve avait promis du 4K à 60 FPS, mais l’intervenant estime que c’est « une blessure auto-infligée », car les réglages nécessaires (low settings, FSR ultra performance) dégradent fortement la qualité visuelle.
Comparaison avec la PS5 : un rapport qualité-prix défavorable
Face à la PS5, la Steam Machine peine à convaincre. L’intervenant rapporte que dans God of War Ragnarök, la PS5 atteint 75-78 FPS tandis que la Steam Machine plafonne à 60-63 FPS avec des réglages moyens. « Sur le papier, la Steam Machine et la PS5 échangent des coups, mais dans la vraie vie, ça ne marche pas tout à fait comme ça », résume-t-il. De plus, la PS5 coûte 600 $ (ou 900 $ pour la Pro), manette incluse, contre 1 050 $ pour la Steam Machine de base. L’intervenant conclut que « c’est un prix premium pour un produit qui n’est pas premium ».
Prix et positionnement : un produit trop cher pour le grand public
Le prix de la Steam Machine (1 050 $ pour 512 Go, 1 350 $ pour 2 To) est un frein majeur. L’intervenant explique que Valve a été « pris en otage par les fabricants de composants », avec une augmentation de 200 $ par rapport au prix initialement visé. Il estime que « 800 $ serait un prix raisonnable », car cela compenserait les performances inférieures par l’ouverture et les fonctionnalités. Cependant, il doute que la machine atteigne le grand public : « Le Steam Deck a réussi grâce à un prix agressif, mais ici, c’est un prix d’enthousiaste. »
Ouverture et réparabilité : un écosystème PC-friendly
Valve mise sur l’ouverture : la Steam Machine accepte tout périphérique (souris, clavier, casque Bluetooth) et permet d’installer n’importe quel OS, y compris Windows. L’intervenant souligne que « c’est votre matériel, comme il se doit ». De plus, la machine est facilement réparable, avec des guides iFixit et la possibilité de mettre à niveau la RAM et le SSD. Cette approche contraste avec les consoles fermées comme la PS5 ou la Nintendo Switch, où les accessoires sont souvent verrouillés par des licences.
Consommation et silence : des points forts techniques
Avec une consommation moyenne de 175 W en charge lourde et 66 W pour des jeux légers, la Steam Machine est économe et silencieuse. L’intervenant note qu’elle « se situe dans la même gamme que la PS5 pour l’acoustique », avec des températures CPU/GPU de 68°C et 66°C. Ces caractéristiques en font un appareil discret et adapté au salon, renforçant son attrait pour une utilisation multimédia.
Absence de VR et limitations futures
Un point faible notable est l’absence de support VR, contrairement à la PS5. L’intervenant minimise cet aspect : « Je ne suis pas un grand fan de VR » et « je ne pense pas qu’il y aura un autre PSVR ». Cependant, il souligne que le ray tracing obligatoire dans les futurs jeux (comme Indiana Jones) pose problème, car la Steam Machine « n’a tout simplement pas les chevaux ». Valve promet des correctifs, mais l’intervenant reste sceptique : « Il n’y a aucun chemin que je puisse tracer qui mène à des performances acceptables. »
Un avenir prometteur mais conditionné par le prix
Malgré ses défauts, l’intervenant voit la Steam Machine comme une étape importante : « C’est la meilleure solution que j’aie jamais vue pour résoudre l’inconvénient du PC gaming sur le canapé. » Il espère que Valve ajustera le prix si les coûts des composants baissent, et que le programme « Steam Machine Verified » incitera les développeurs à optimiser leurs jeux. En attendant, il recommande la machine aux « fidèles de Valve » et aux enthousiastes, mais pas au grand public.
CONCEPTS CLÉS
- Proton : Calque de traduction open-source développé par Valve, basé sur Wine, qui permet d’exécuter des jeux Windows sur Linux sans modification. Il est essentiel pour l’écosystème SteamOS.
- HDMI CEC : Protocole intégré à la norme HDMI qui permet aux appareils (TV, barre de son, console) de se contrôler mutuellement. Valve l’a implémenté pour une intégration salon fluide.
- FSR (FidelityFX Super Resolution) : Technologie d’upscaling d’AMD qui améliore les performances en réduisant la résolution de rendu, puis en la remontant. Utilisée ici pour atteindre des fréquences d’images plus élevées, mais avec une perte de qualité.
- Ray tracing : Technique de rendu 3D simulant le comportement de la lumière pour des reflets et ombres réalistes. La Steam Machine manque de puissance pour le gérer efficacement.
- TCO (Total Cost of Ownership) : Coût total de possession, incluant le prix d’achat, les abonnements (comme PS Plus) et les jeux. L’intervenant compare ce coût entre Steam Machine et PS5.
CONCLUSION
La Steam Machine est une tentative ambitieuse de Valve pour démocratiser le PC gaming dans le salon, avec des atouts indéniables comme SteamOS, Proton, l’intégration HDMI CEC et une ouverture totale. Cependant, son prix élevé et ses performances en deçà des promesses 4K la cantonnent à un public d’enthousiastes, loin du grand public visé. L’