There’s NO Excuse Not To Try Linux - Guide to Dual Booting

Cette vidéo explore les solutions modernes de double démarrage (dual boot) entre Linux et Windows, en mettant l’accent sur la séparation physique des disques, la gestion de Secure Boot et les compromis quotidiens entre les deux systèmes.

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SYNTHÈSE STRUCTURÉE

Le contexte : pourquoi le dual boot revient en force

L’intervenant commence par rappeler que Linux gagne du terrain, notamment grâce à des investissements comme ceux de Valve pour Steam. Mais le logiciel incompatible reste un frein majeur. Le dual boot apparaît comme une alternative pragmatique aux machines virtuelles, qui souffrent de pertes de performance et de compatibilité. Il permet de garder Windows pour des cas précis tout en profitant de Linux au quotidien.

La configuration de Luke : des disques séparés pour chaque OS

Luke explique qu’il utilise deux SSD distincts, un pour CachyOS (sa distribution Linux) et un pour Windows 11. Les bootloaders sont totalement indépendants, ce qui évite qu’une mise à jour de Windows ne casse l’accès à Linux. Il précise : « Je ne voulais pas qu’une mise à jour de Windows puisse foutre en l’air mon accès à CachyOS. » Cette approche est plus fiable que le partage d’un même disque, même si elle nécessite deux emplacements de stockage.

Les systèmes de fichiers : BTRFS, NTFS et ext4

Luke utilise BTRFS pour son SSD Linux, qu’il appelle affectueusement « butterfs », et NTFS pour les disques Windows. Il a aussi un disque dur en ext4 pour le stockage volumineux. Il admet que le support NTFS sous Linux s’est amélioré depuis son installation, mais qu’il n’a pas pris le temps de migrer vers un partage de disques entre les deux OS. C’est un choix de simplicité plutôt que de performance.

Le boot : Grub et le menu de sélection

Pour démarrer, Luke utilise le menu de boot de sa carte mère (touche F11) avec un délai ajouté, tandis que l’autre intervenant utilise Grub avec une entrée Windows ajoutée automatiquement. Grub est présenté comme un outil flexible, capable de gérer plusieurs distributions et systèmes. L’un des intervenants souligne : « Grub, c’est plutôt cool. » Cette différence illustre deux philosophies : la simplicité matérielle vs la configuration logicielle.

Secure Boot : le casse-tête des clés et des BIOS

Le sujet de Secure Boot est central. Luke raconte comment il a activé cette fonctionnalité pour jouer à Battlefield 6, en suivant la documentation de CachyOS. Il a rencontré un problème spécifique aux cartes mères ASUS et Gigabyte, où une commande de registre de clé doit être adaptée. Il précise : « J’ai tapé la commande, et puis ça m’a dit “attention si vous avez une carte ASUS ou Gigabyte”… c’était un peu tard. » L’autre intervenant ajoute que l’activation de Secure Boot peut effacer les clés existantes, ce qui peut poser problème pour Windows, surtout avec BitLocker.

Les jeux sous Linux : une expérience qui s’améliore

Luke utilise principalement Windows pour des jeux comme Battlefield 6, mais il note que la plupart de ses jeux fonctionnent nativement sous Linux. Avec une carte Nvidia RTX 4080, il constate que les performances sont correctes, même si les premiers jours d’un nouveau GPU peuvent être difficiles. Il déclare : « Je ne vérifie même plus ProtonDB ces jours-ci. » C’est un signe que la compatibilité gaming sous Linux a fait d’énormes progrès.

Les applications professionnelles : Teams et le montage vidéo

Luke utilise Teams via une application Linux open source, qu’il décrit comme une « web app enveloppée ». Il salue le travail des développeurs, car « ce doit être un enfer de faire tourner Teams sous Linux ». Pour le montage vidéo, il admet que Linux reste en retrait : DaVinci Resolve fonctionne, mais il est « assez sujet à casser » et cible davantage les studios professionnels avec CentOS ou Rocky Linux. Windows reste donc un filet de sécurité pour ce type de tâches.

Le problème du temps sous Windows

Un point amusant et révélateur : à chaque démarrage de Windows, l’horloge est décalée de plusieurs heures. Luke explique que cela peut casser des fonctionnalités comme le chat vocal dans certains jeux, car « beaucoup de choses vérifient l’horloge système ». Il n’a pas encore trouvé de solution définitive, et l’autre intervenant ironise : « Peut-être que Microsoft devrait faire appel à Copilot pour régler ça. » C’est un exemple des petits irritants qui rendent le dual boot parfois frustrant.

Les conseils pratiques pour débuter

Les intervenants recommandent de sauvegarder les clés BitLocker avant de toucher à Secure Boot, et de vérifier les instructions spécifiques à sa carte mère. Ils suggèrent aussi de tester le dual boot sur un seul disque si on n’a pas de second SSD, avec des articles dédiés en description. Luke conclut : « Le dual boot n’est pas aussi effrayant qu’on pourrait le penser, surtout comparé à l’époque où on partageait un seul disque. »

CONCEPTS CLÉS

  • Dual boot : Installation de deux systèmes d’exploitation sur une même machine, avec choix au démarrage.
  • Bootloader : Logiciel qui charge le système d’exploitation (ex. Grub, Windows Boot Manager).
  • Secure Boot : Fonctionnalité UEFI qui vérifie la signature des logiciels au démarrage, parfois obligatoire pour certains jeux ou applications.
  • BTRFS : Système de fichiers Linux moderne avec snapshot et compression, utilisé par CachyOS.
  • NTFS : Système de fichiers Windows, désormais lisible et écrit par Linux grâce à des pilotes améliorés.
  • ext4 : Système de fichiers Linux classique, souvent utilisé pour le stockage de masse.
  • ProtonDB : Base de données communautaire qui évalue la compatibilité des jeux Windows sous Linux via Proton.
  • BitLocker : Chiffrement de disque intégré à Windows, dont les clés doivent être sauvegardées avant de modifier Secure Boot.

CONCLUSION

Le dual boot reste une solution robuste pour ceux qui veulent profiter de Linux sans abandonner Windows, à condition de bien séparer les disques et de comprendre les implications de Secure Boot. L’expérience de Luke montre que les frictions sont de moins en moins fréquentes, mais que des détails comme l’horloge ou les mises à jour peuvent encore surprendre. L’essentiel est de tester, de documenter et de ne pas hésiter à revenir en arrière si nécessaire. Comme le dit l’intervenant : « C’est moins de 30 minutes pour configurer Secure Boot, et ensuite c’est solide. » Une bonne raison de se lancer.

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