Does Linux use less RAM

Cette vidéo de Linus Tech Tips compare la consommation de RAM entre Windows 11 et Linux Mint sur deux configurations identiques, révélant que Linux utilise systématiquement moins de mémoire pour les mêmes tâches, mais avec des compromis en matière de compatibilité logicielle.

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SYNTHÈSE STRUCTURÉE

Le contexte : la polémique des 32 Go de RAM

Microsoft a récemment publié des recommandations suggérant que 32 Go de RAM sont idéaux pour une expérience Windows 11 sans souci, ce qui a provoqué un tollé dans la communauté. L’intervenant reconnaît que « ce que Microsoft a dit n’en est pas moins vrai », car les jeux modernes recommandent 8 à 16 Go, et les applications en arrière-plan (navigateur, Discord, OBS) ajoutent une pression supplémentaire. Il souligne que « pointer du doigt ne va pas résoudre le problème pour nous, joueurs », d’où l’idée d’explorer Linux comme alternative.

Le protocole de test : deux systèmes identiques

Les deux machines sont des installations fraîches avec les derniers pilotes et correctifs, l’une sous Windows 11, l’autre sous Linux Mint. Le choix de Mint est justifié par « sa réputation de faible consommation de ressources, sa convivialité et sa stabilité ». Les deux systèmes sont laissés au repos pendant deux heures avant les mesures, avec une surveillance en temps réel de la RAM affichée à l’écran.

Résultat de base : Linux consomme deux fois moins

Dès le départ, la différence est flagrante : « notre référence pour Linux est littéralement la moitié de celle de Windows ». L’intervenant s’attendait à un avantage, mais pas à une telle ampleur. Il note que « l’avantage de Mint ne va probablement pas s’élargir beaucoup plus », car les applications partagées devraient consommer de manière similaire, mais la réalité va le surprendre.

Lors d’une session de navigation légère, Windows atteint presque le double de consommation de RAM par rapport à Linux. Sur un site exigeant comme Twitch, l’écart grimpe à près de 5 Go. Chrome, décrit comme « un porc », montre une consommation par onglet de 415 Mo sur Linux contre 582 Mo sur Windows. L’intervenant souligne que « les applications web sont conçues pour fonctionner partout, mais pas de manière optimale nulle part ».

Applications de communication : Discord et les web apps

Discord, étant une application web, ne montre qu’un « blip minuscule » sur Linux, tandis que Windows continue de consommer davantage. L’intervenant explique que « les développeurs n’interfacent pas directement avec le matériel », ce qui explique pourquoi ces applications ne tirent pas parti des optimisations système. La différence atteint 4,9 Go après quelques minutes d’utilisation.

Jeux légers : Slay the Spire et la gestion mémoire

Sur Slay the Spire, un jeu en C# avec gestion automatique de la mémoire, Linux reste nettement plus efficace. L’intervenant note que « la plupart des moteurs de jeu C# modernes sont conçus pour fonctionner nativement sur Linux », ce qui permet une meilleure gestion du garbage collection. Windows atteint 5,4 Go de plus que Linux, même sur un jeu peu exigeant.

Jeux AAA : Cyberpunk 2077 et les cinématiques

Le test le plus marquant est Cyberpunk 2077, où Windows atteint 18,6 Go contre 8,4 Go sur Linux avant même le rendu. L’intervenant s’exclame : « Je ne rends même rien encore ! » et note que « les cinématiques pré-rendues font grimper ma consommation mémoire ». Il émet l’hypothèse que « les pilotes Radeon sont plus efficaces sur Linux », bien que cela reste une supposition.

Baldur’s Gate 3 : un cas particulier

Ce jeu montre une différence moins marquée, avec un écart réduit à 4,5 Go. L’intervenant remarque que « c’est la première fois que Windows dépasse ce qui serait confortable avec 16 Go de RAM ». Il s’interroge : « Pourquoi les cinématiques dans le jeu consomment-elles autant sur Windows ? » et admet que « je me retrouve avec plus de questions que de réponses ».

Interprétation : ce que fait réellement la RAM

L’intervenant rappelle que « macOS utilise beaucoup de RAM, mais il met aussi en cache agressivement les données », donc on ne peut pas affirmer que Windows gaspille. Cependant, il conclut : « Windows utilisera plus de RAM dans pratiquement toutes les charges de travail que nous avons testées ». La question du passage à Linux reste personnelle, car « des logiciels comme Adobe Premiere ne sont tout simplement pas supportés ».

Le compromis : performances vs compatibilité

L’intervenant, qui utilise Linux comme système quotidien depuis un mois, reconnaît que « l’utilisation plus légère des ressources est un énorme plus », mais admet que « vous pouvez rencontrer des trucs bizarres qui nécessitent un peu de dépannage ». Il invite les spectateurs à se demander si « vous êtes prêts à faire le changement », en soulignant que le choix dépend des priorités de chacun.

CONCEPTS CLÉS

  • Proton : couche de compatibilité de Valve permettant d’exécuter des jeux Windows sur Linux, mentionnée pour expliquer l’absence de surcoût sur les titres natifs.
  • Garbage collection : mécanisme de gestion automatique de la mémoire utilisé par des langages comme C#, qui peut être optimisé différemment selon l’OS.
  • Pilotes Radeon open source : ensemble de pilotes graphiques pour GPU AMD sous Linux, réputés pour leur efficacité, contrairement aux pilotes NVIDIA souvent moins optimisés.
  • Web apps : applications construites avec des technologies web (HTML, CSS, JS) qui s’exécutent dans un navigateur, au prix d’une performance moindre.
  • Linux Mint : distribution Linux basée sur Ubuntu, choisie pour sa faible consommation de ressources et sa stabilité, adaptée aux utilisateurs débutants.

CONCLUSION

Le message principal est que Linux offre une consommation de RAM nettement inférieure à Windows dans des scénarios réels, avec des écarts allant jusqu’à 7,5 Go sur des jeux AAA. Cependant, ce gain de performance se fait au détriment de la compatibilité logicielle, notamment pour des outils professionnels comme Adobe Premiere. L’intervenant conclut que « si tout ce qui vous importe est l’utilisation de la RAM, alors Linux est la voie à suivre », mais que le choix final dépend de vos besoins et de votre tolérance au dépannage. Cette vidéo illustre que l’optimisation mémoire n’est pas qu’une question de chiffres, mais aussi de compromis entre efficacité et écosystème logiciel.

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